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Le Sénat saisi d'une demande de levée d'immunité parlementaire d'Yvon Collin

Pour Yvon Collin, c'est un vrai complot politique / © Rémy Gabalda / AFP
Pour Yvon Collin, c'est un vrai complot politique / © Rémy Gabalda / AFP

Une demande de levée d'immunité parlementaire du sénateur du Tarn-et-GaronneYvon Collin (RDSE) relative à une affaire de corruption a été transmise au Sénat,

Par MP + AFP

Le parquet général de Lyon, où l'affaire est instruite,  a envoyé à la Chancellerie la demande de levée de l'immunité parlementaire de M. Collin, qui l'a ensuite transmise au bureau du Sénat, a-t-on appris de mêmes sources.
La levée de l'immunité est indispensable pour prendre à l'encontre d'un parlementaire "toute mesure privative ou restrictive de liberté".
Selon des informations relayées jeudi par la Dépêche du Midi, l'enquête pour corruption avait été "ouverte en 2010" à Montauban, avant d'être dépaysée à Lyon "pour une bonne administration de la justice" en raison des fonctions politiques de M. Collin.

Dans une lettre expédiée à plusieurs destinataires, une connaissance d'Yvon Collin indiquait lui avoir proposé de participer au financement d'une campagne électorale à hauteur de 40.000 euros contre un emploi au Département pour son fils, croit savoir le quotidien toulousain.
Dans un autre courrier, l'homme aurait assuré: "l'argent n'est jamais parvenu au parti".

Un complot politique ?
"C'est un traquenard, un vrai complot politique, puisque le soit-disant corrupteur n'a jamais porté plainte," s'est indigné jeudi M. Collin, ancien proche de Jean-Michel Baylet, devenu un de ses principaux rivaux politiques dans le département, lors d'un entretien accordé à l'AFP.
"Depuis cinq ans que cette affaire traîne, à aucun moment je n'ai été interrogé" a-t-il souligné.
"Comme par hasard cette affaire interfère en pleine campagne électorale, mais c'est une habitude pour Jean-Michel Baylet (président du PRG et PDG de la Dépêche du Midi, ndlr). Quand il a un adversaire, il le tue", a indiqué l'élu dans son bureau de Montauban, en évoquant les informations de la Dépêche du Midi.
"L'affaire est entre les mains de la justice et je suis serein car je n'ai rien à me reprocher. Je vais continuer à mener campagne sans raser les murs", a-t-il
conclu.

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