Castella à Madrid : revue de presse

Après son triomphe à Valencia le 15 mars, sa grande faena à Séville le 22 avril, Sébastien Castella s'est imposé hier à Madrid. Au moment de rejoindre les ferias de Nîmes et de Vic (il n'est engagé dans aucune d'elles), feuilletons la revue de presse de cette corrida. 

Castella et Lenguadito. Madrid, 21 mai 2015.
Castella et Lenguadito. Madrid, 21 mai 2015. © Las Ventas
La démonstration de Sébastien Castella a eu lieu au cinquième-bis de l'après-midi, un toro exceptionnel (par sa bravoure et sa noblesse) quoique trop faible pour être primé de la vuelta al ruedo qu'on lui aurait donnée dans n'importe quelle autre arène.
Le toro s'appelait Lenguadito, "Petite Sole", il appartenait à l'élevage "Toros de El Torero", et remplaçait un Núñez del Cuvillo invalide.
Moins violent que les jours précédents, le vent a contraint les toreros a donner les faenas près des barrières. Mais Castella, qui a "brindé" sa faena à l'ex Monarque Juan Carlos, a toréé seulement au centre.
À l'exception du délicieux et et parfaitement de mauvaise foi chroniqueur de Salmonetes ya no nos quedan (ce qu'on traduit par désolé, on n'a plus de rougets!), le travail de Sébastien a fait l'unanimité de la critique.

Castella et "Lenguadito" hier à Madrid
Castella et "Lenguadito" hier à Madrid © communication castella
Patricia Navarro La Razón
On sentait que quelque chose d'important allait se passer, même si avec un toro comme ça le plus facile était de jouer le funambule. Mais, sur la corne droite, le Français a donné la tauromachie la mieux liée qui soit.


Vicente Zabalá El Mundo
Ce fut la symbiose presque parfaite,entre Sébastien, le toro et l'arène. Pourquoi presque ? Je n'en sais rien. Castella n'a jamais toréé plus lentement à Madrid. C'est sûrement à cause de l'estocade, un peu « en coin ». Mais cette oreille vaut un monde, elle signe la loi de la lenteur, et la lenteur en tauromachie, c'est le temple par excellence.

Zocato Sud-Ouest
Débuté au centre par une série « pendulaire », cet ouvrage majeur se dilata en derechazos longs et soyeux, la distance et le rythme maîtrisés en permanence. Castella (framboise héraultaise et or) toréait à merveille et le public rugissait. A gauche, ce furent aussi de douces boucles, un changement de main magique et un final vers les planches en symphonie de virgules marchées. L’estoc s’en fut hélas quelque peu de traviole ne laissant au compatriote qu’une oreille.

José Antonio del Moral blog De toros en Libertad 
Intensité et liaison. Sébastien excellent de la main gauche dans deux série superbes. Il y eut une surdose de la main droite. Et en guise de dessert, les précieuses passes aidées : une grande faena. Et un toro « de révolution ». L'estocade fut exécutée de façon phénoménale, mais l'épée était basse. Il n'a coupé qu'une oreille. Une oreille qui en vaut deux. 

Carlos Ruiz Villasuso site web Mundotoro 
Sans avoir besoin de s'accrocher, Castella a suspendu Madrid. Pas besoin de se caler entre les cornes, d'exposer ses cuisses, mais seulement de toréer avec fluidité et sérénité au centre de la piste ce toro exceptionnel. Castella a réussi en beauté et le public a approuvé. Les oreilles coupées jusqu'ici pendant la feria n'ont aucun rapport avec celle de Castella.

Castella à Madrid


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