Ariège : brebis tuées ou disparues, l'ours n'est pas toujours responsable

L'ours a bon dos
L'ours a bon dos

Selon Alain Reynes, directeur du "Pays de l'ours-Adet" : " l'ours a bon dos. Certains souhaitent détourner l'indemnisation « au bénéfice du doute » en une assurance « tous risques »."

Par Michel Pech

Indemnisation au bénéfice du doute ?
Hormis le cas du dérochement exceptionnel du 16/17 juillet dernier (209 brebis), les dégâts imputables à l'ours au 16 août sont de 89 ovins (4 béliers, 28 agneaux, 57 brebis), soit un chiffre habituel, la majorité des troupeaux concernés n'étant pas protégés.
C'est à partir de cette constatation qu'Alain Reynes s'en prend au lobbye agricole "qui n'a d'autre but que de forcer l'Etat à indemniser les mortalités indéterminées "au bénéfice du doute", alors que rien ne permet de mettre l'ours en cause"

Une pratique dangereuse à terme
En effet, l'indemnisation est systématiquement déclenchée si l'ours est en cause si ce qui est moins évident dans tous les autres cas. 
Les éleveurs auraient-ils tendance à vouloir toujours tout mettre sur le dos de l'ours ?
"Attention ! danger !" prévient le directeur du Pays de l'ours, ce système d'indemnisation est le plus rapide, le plus complet et le plus généreux d'Europe, il risquerait de ne pas le rester.

Les chiffres globaux
En moyenne, moins de 200 ovins sont tués chaque année par l'ours sur l'ensemble des Pyrénées.
Sur les 570 000 ovins présents dans les Pyrénées, 18 000 à 30 000 brebis meurent chaque été de chutes, de la foudre, de maladies, du manque de soin, de prédation par les chiens, les asticots etc.
Le dérochement exceptionnel de juillet fera tout au plus passer la part de l'ours dans la mortalité globale de 1 à 2% en 2017.

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