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Arles. Thomas Joubert parmi les grands

Thomas Joubert a hérité de "Dudanada", le meilleur toro de l'après-midi. Il n'a pas laissé passé sa chance. / © Isabelle Dupin
Thomas Joubert a hérité de "Dudanada", le meilleur toro de l'après-midi. Il n'a pas laissé passé sa chance. / © Isabelle Dupin

Face à un toro de Pedraza de premier choix, Thomas Joubert a composé une faena concise, mais ornementée par des débuts de séries surprenants d'audace. Cette après-midi pourrait bien marquer le début d'une nouvelle étape pour l'éternel espoir de la tauromachie arlésienne.

Par Joël Jacobi

Les conseils discrets d'Alain Montcouquiol qu'on n'avait plus vu depuis bien longtemps dans le callejón de ces arènes. La pique parfaitement dosée de Mathias Forestier. Le travail exemplaire de la cuadrilla, en particulier de Marc Antoine Romero et Raphaël Viotti. Les deux oreilles offertes - pleine piste ! - à son premier professeur de tauromachie, Paquito Leal. La sortie en triomphe sur les épaules du matador retiré Charile "El Lobo". Tout l'après-midi de Thomas Joubert fut une sorte d'hommage tous azimuths à la tauromachie française.
Mais le plus beau bien sûr, ce fut la faena à Dudanada (Ne doute de rien), le toro rouge de Pedraza. Il pesait 600 kilos; il avait de la noblesse et de l'envie de charger à revendre. Il avait 20 passes dans la tête et Thomas les lui a données. Ce ne fut pas toujours parfait, ce garçon toréait seulement la onzième corrida de sa carrière. Mais en quelque sorte, ce fut mieux que ça, ce fut un condensé d'émotions. Chaque série s'est ouverte sur une entame différente, chaque passe fut donnée avec le souci de la lenteur, chaque approche vers le toro fut une promenade solennelle et mélancolique. Les aficionados soupçonnaient depuis longtemps que Thomas Joubert était potentiellement un torero d'importance. Ils en ont aujourd'hui eu la confirmation.

Arles, lundi 28 mars 2016
Troisième corrida de la feria de Pâques
6 toros de Pedraza de Yeltes, impressionants par leur gabarit mais le plus souvent assez éloignés du morphotype idéal du toro de combat. Nobles dans l'ensemble, mais manquant de "vraie" caste. Les meilleurs le 3 et le 5. Ce dernier, nommé Dudanada, n°20, de robe feu et pesant 600 kilos, a été de très loin le meilleur toro d'une feria assez indigente quant à la qualité du bétail. Il a été honoré d'une vuelta posthume.
Manuel Escribano : applaudissements et applaudissements (un avis)
Thomas Joubert : applaudissements et deux oreilles
Juan del Álamo, une oreille (deux avis) et tour de piste.

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