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Gilets jaunes : l'entrée des locaux de France 3 à Carcassonne taguée

Ce mercredi matin, 28 novembre, les journalistes de France 3 à Carcassonne ont trouvé la porte de leur local taguée avec les initiales "GJ" et la serrure bouchée. Un acte d'intimidation qui ne restera pas sans suite.
Ce mercredi matin, 28 novembre, les journalistes de France 3 à Carcassonne ont trouvé la porte de leur local taguée avec les initiales "GJ" et la serrure bouchée. Un acte d'intimidation qui ne restera pas sans suite.

Ce mercredi matin, 28 novembre, les journalistes de France 3 à Carcassonne ont trouvé la porte de leur local taguée avec les initiales "GJ" et la serrure bouchée. Un acte d'intimidation qui ne restera pas sans suite. La direction de la chaîne a porté plainte. 

Par Olivier Le Creurer

Les lettres "GJ" peintes sur le mur, le logo de la chaîne et le pas de porte, une serrure bouchée, voilà dans quel état les deux journalistes de France 3 Carcassonne (Aude) ont retrouvé leur lieu de travail ce matin.
 

Les faits se multiplient


Depuis le début du conflit, les médias sont très régulièrement la cible de certains gilets jaunes. Les faits se multiplient. Déjà, en début de semaine dernière, l'équipe de France 3 Carcassonne avait dû faire face à des menaces verbales sur le blocage ouest de la ville. Des diatribes violentes à quelques centimètres du visage, filmées puis diffusées sur les réseaux sociaux par quelques gilets jaunes, accompagnées par des commentaires haineux.

Et ce, malgré la volonté toujours présente de pédagogie pour expliquer le travail des journalistes du service public. Heureusement, ce jour-là, deux policiers, entendant la conversation, ont permis que l'intimidation n'aille pas plus loin.
 
La serrure de notre local de Carcassonne a été bouchée.
La serrure de notre local de Carcassonne a été bouchée.

 

Toulouse, Carcassonne, Nîmes, Sète ...


Samedi,  alors qu'à Toulouse l'équipe de BFM TV échappait à un lynchage, deux jeunes filles journalistes de France 3 se sont également faites menacer au péage de Sète (Hérault) parce que le chiffre annoncé du nombre de gilets jaunes présents sur les lieux ne convenait pas aux manifestants. Là aussi, la présence de gendarmes a peut-être évité le pire.

Toujours le week-end dernier, une "opération prenons l'antenne gardoise" était lancée sur Facebook appelant à manifester devant nos bureaux à Nîmes. Les actes découverts ce matin à Carcassonne sont donc un énième épisode d'intimidation à l'encontre des journalistes de France 3 Occitanie. Des actes condamnés fermement par la direction qui a décidé de porter plainte.
 

Dépôt de plainte


"Quelles que soient les difficultés que nous rencontrons sur le terrain, nous sommes déterminés à continuer à remplir notre mission de service public et à informer nos concitoyens, au-delà de toutes tentatives d’intimidation, physiques ou verbales.


Nous sommes déterminés à continuer à remplir notre mission de service public et à informer nos concitoyens, au-delà de toutes tentatives d’intimidation, physiques ou verbales
 

Nous allons donc poursuivre notre travail d’information et de décryptage en restant bien sûr  intransigeants sur la sécurité de nos équipes et en nous réservant le droit de déposer plainte contre toute personne qui porterait atteinte à l’intégrité de nos personnels," précise la direction de l'information de France Télévision.
 
Cette nuit, des horodateurs et des distributeurs ont également été détériorés par un groupe de personnes se déclarant faire partie des Gilets jaunes, selon l'Indépendant. Quatre femmes ont été interpellées. / © A. Grellier
Cette nuit, des horodateurs et des distributeurs ont également été détériorés par un groupe de personnes se déclarant faire partie des Gilets jaunes, selon l'Indépendant. Quatre femmes ont été interpellées. / © A. Grellier

Horodateurs et distributeurs dégradés

Cette nuit, des horodateurs et des distributeurs de billets ont également été détériorés par un groupe de personnes se déclarant faire partie des Gilets jaunes, selon l'Indépendant. Quatre femmes ont été interpellées. Une plainte va être déposée par la Ville, car 30% du parc d'horodateur auraient été dégradés. 

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