Inondations : échange d'expériences entre élus de l'Aude et des Alpes-maritimes

Plus de six mois après les inondations, des élus de l'Aude se sont déplacés à Biot (Alpes-maritimes), victime également des intempéries trois ans plus tôt. Un échange d'expériences enrichissant. 

Plus de six mois après les inondations, des élus de l'Aude se sont déplacés à Biot (Alpes-maritimes), victime également des intempéries trois ans plus tôt. Un échange d'expériences enrichissant. 
Plus de six mois après les inondations, des élus de l'Aude se sont déplacés à Biot (Alpes-maritimes), victime également des intempéries trois ans plus tôt. Un échange d'expériences enrichissant. 
21 morts, 65 000 sinistrés, 600 millions d’euros de dégâts, C’est le bilan du déluge meurtrier qui a ravagé les Alpes-Maritimes le soir du 3 octobre 2015.

Une vague d'eau et de boue déferle dans un vallon et envahit le rez-de-chaussée de la maison de retraite du Clos Saint-Grégoire, au pied du village médiéval de Biot. L'établissement est proche d'un canal d'évacuation des eaux de pluie. Une vingtaine de pensionnaires sont évacuées par deux salariées, mais trois femmes, âgées de 82, 91 et 94 ans, périssent noyées

C'était il y a donc trois ans et demi. Jeudi 2 mai, des élus de l'Aude touchée elle aussi par les inondations en octobre 2018 (15 morts) sont venus échanger leur vécu avec les élus de Biot. Un retour d'expérience intéressant.

La formation de la population aux risques. Chez nous, on le l'a pas fait encore. Les plans de sauvegarde, il faut les actualiser


"Je retiens la formation de la population aux risques. Chez nous, on le l'a pas fait encore. Les plans de sauvegarde, il faut les actualiser. On ne les a pas encore tous fait dans l'Aude. Ce qui nous intéresse, c'est de savoir où ils en sont trois ans après les inondations," explique Jean-Louis Carbonel, maire de saint-Hilaire.
 


Enormément de temps


Sur la Côte d'Azur, les inondations d'octobre 2015 ont fait 21 morts. La maire de Biot a expliqué aux maires sinistrés que les démarches d'indemnisation du fonds Barnier, les modifications des plans d'urbanismes... prennent énormément de temps.

Biot a été une des premières communes des Alpes-maritimes à mettre en place le plan Barnier qui prévoit des indemnisations pour les particuliers qui détruisent leur maison en zone inondable. Les élus de l'Aude veulent des informations sur le processus.

On va devoir démolir et il va tout de même falloir continuer à faire vivre les gens ensemble


"Nous, on en est à savoir comment on va pouvoir retraiter l'urbanisme, relier les quartiers entre eux. Là, aujourd'hui, on a un grand vide autour de l'Aude, la ville est coupée. Donc comment faire, on va devoir démolir et il va tout de même falloir continuer à faire vivre les gens ensemble. Donc, nous venons cherchons des solutions pour tout cela," précise Patrice Leplat, maire adjoint de Trèbes.
 

"La question de la culture du risque est quelque chose d'extrèmement important. On disait qu'on avait pas réussi à évacuer les véhicules parce que les gens n'y croient pas. La crue, c'est quelque chose qui peut arriver. Il faut que les habitants, individuellement, soient prêts à ça," poursuit-il. 
 

Mise en examen pour homicide involontaire

La maire de Biot a dit que tout était extrêmement long. Les démarches, les modifications du plan d'urbanisme sont soumis à tellement d'autorisation. Mais elle a aussi attiré l'attention sur la responsabilité des élus, elle qui est mise en examen pour homicide involontaire.

"La responsabilité du maire, elle est totale. Ce qui est important aujourd'hui, c'est de travailler tous ensemble. Et moi, si je peux aider à ce que ça n'arrive à aucun autre maire, je le ferais. Et là, ce que je fais aujourd'hui, ça permettra probablement à mes successeurs qu'ils soient plus protégés que ce que je l'ai été moi même.

Ce qui est important aujourd'hui, c'est de travailler tous ensemble

La maire de Bio a expliqué qu'elle travaillait à une solution alternative au plan Barnier. Sécuriser les maisons de ceux qui ne veulent pas partir, même en zone rouge. Le financement des travaux se ferait par les collectivités locales.
 
 
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