Narbonne : 2 gardes à vue dans une enquête préliminaire pour fraude au vin espagnol “francisé”

Narbonne (Aude) - le palais de justice - archives / © F3 LR
Narbonne (Aude) - le palais de justice - archives / © F3 LR

Deux courtiers audois en vin ont été placés en garde à vue lundi, dans le cadre d'une enquête préliminaire portant sur quelque 30.000 hectolitres de vins importés d'Espagne puis vendus comme vin français, a-t-on appris de source judiciaire à Narbonne.

Par FD avec afp

Plusieurs personnes ont déjà été mises en cause dans une enquête préliminaire pour "faux, usage de faux, escroquerie et tromperie sur la qualité d'un produit", a précisé à l'AFP le procureur de la République de Narbonne, David Charmatz.

L'affaire a débuté en 2015 après les "fortes revendications de viticulteurs" sur de très importantes importations de vins espagnols


La préfecture avait alors saisi les douanes pour vérifier les conditions de ces importations par plusieurs négociants audois, a expliqué le magistrat.
Ce sont ces investigations douanières qui ont permis de découvrir qu'un domaine avait importé plusieurs dizaines d'hectolitres de vins espagnols pour les revendre ensuite avec des étiquettes de vins français, a-t-il ajouté.

Courant 2016, une enquête préliminaire a été ouverte pour "faux et usage" car pour "franciser un vin, il faut falsifier les documents d'origine" mais aussi pour "escroquerie" et "tromperie" car le vin n'avait pas les qualités et origines annoncées, a expliqué M. Charmatz.

Depuis, certaines personnes ont reconnu leur culpabilité devant les policiers de la section économique et financière du SRPJ de Montpellier, a ajouté le procureur mais il "reste encore à savoir le rôle exact des intermédiaires, les courtiers", lesquels sont incriminés par la défense du principal mis en cause.
Selon ce viticulteur, "personne ne pouvait ignorer qu'il n'était pas en capacité de vendre de telles quantités de vin et, donc, personne ne pouvait ignorer l'origine étrangère des vins", a rapporté le magistrat qui veut vérifier la véracité de cette assertion.

Le parquet de Montpellier travaille "en coordination étroite" dans cette affaire avec celui de Narbonne, a indiqué le procureur montpelliérain Christophe Barret, en marge d'une conférence de presse sur le déferrement ce mercredi, de six viticulteurs mis en cause pour des actions clandestines attribuées ou revendiquées par le Comité régional d'action viticole.

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