Policiers de Narbonne : « les rythmes de travail amènent progressivement les agents au burn-out »

Les policiers audois se sont rassemblés ce lundi matin devant la préfecture de l'Aude - 16 octobre 2017 / © France 3 LR
Les policiers audois se sont rassemblés ce lundi matin devant la préfecture de l'Aude - 16 octobre 2017 / © France 3 LR

Après la mise en place de nouveaux cycles horaires début septembre, les policiers audois parlent de rythme de travail dévastateur, qui amène progressivement les agents au burn-out. Ils se sont rassemblés ce lundi matin devant la sous-préfecture de Narbonne, dans l’Aude.

Par Joane Mériot

Les policiers narbonnais sont en colère. Depuis le 1er septembre dernier, une directive européenne est entrée en vigueur imposant onze heures de repos entre deux prises de fonction. La conséquence de cette application : ne plus pouvoir bénéficier d’un week-end sur deux de repos ou bien tronqué.
Pour montrer leur désarroi face à cette situation, ils se sont rassemblés ce matin devant la sous préfecture de l’Aude.

Aujourd'hui il y a peu de citoyens qui peuvent dire qu'ils n'ont qu'un week-end de repos sur six, et encore si ce week-end là vous n'êtes pas rappelés 


Ces nouveaux rythmes horaires, ils les qualifient de dévastateur. Selon eux, c’est cette situation qui amène progressivement les agents au burn-out. Ils évoquent une vie familiale dégradée. 

Le reportage de Jean-Michel Escafre et Marie-Laure Lejeune 

Policiers de Narbonne : « les rythmes de travail amènent progressivement les agents au burn-out »
Après la mise en place de nouveaux cycles horaires début septembre, les policiers audois parlent de rythme de travail dévastateur, qui amène progressivement les agents au burn-out. Ils se sont rassemblés ce lundi matin devant la sous-préfecture de Narbonne, dans l’Aude. - France 3 LR - Jean Michel Escafre et Marie Laure Lejeune


À cette réalité des rythmes de travail s'ajoute celle de locaux inadaptés et un manque d'effectifs. Deux policiers supplémentaires seraient nécessaires.

Une réunion entre syndicats policiers et services de l'état doit avoir lieu le 19 octobre  prochain. A noter une expérience positive au commissariat de Nîmes où l'aménagement des horaires a été modifié depuis octobre 2015, dans la ville gardoise, les fonctionnaires de police secours travaillent un week-end sur deux.

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