Aveyron : quel avenir pour l'équipementier automobile SAM placé en redressement judiciaire

Un ancien PDG de l’équipementier automobile aveyronnais SAM, Société Aveyronnaise de Métallurgie, a fait connaître son intention de reprendre l’entreprise placée en redressement judiciaire depuis décembre 2019. L'équipementier automobile emploie 364 personnes à Viviez dans l'Aveyron.

Près de 400 personnes se sont rassemblées ce mardi 10 décembre 2019 à proximité de la SAM pour dire leur opposition au projet de réforme des retraites du gouvernement •
Près de 400 personnes se sont rassemblées ce mardi 10 décembre 2019 à proximité de la SAM pour dire leur opposition au projet de réforme des retraites du gouvernement • © FTV/ Luc Tazelmati

C’est le journal Centre presse Aveyron qui s’en fait l’écho. Patrick Bellity, ancien PDG de l’entreprise SAM jusqu’en 2016, a déposé une lettre d'intention devant le tribunal de commerce de Toulouse pour la reprise de Jinjang SAM à Viviez en Aveyron. Pour rappel, l'équipementier Sam a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse il y a tout juste un an, en décembre 2019.

Une intention de reprise qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les représentants CGT du personnel.

"Depuis ce matin, le téléphone n’arrête pas de sonner, les salariés sont très inquiets. Il faut savoir que ce monsieur a été, pendant plus de 18 ans, le responsable du site, lorsqu’il s’appelait encore SAM Technologies, avant la revente au groupe chinois Jinjiang".

Pour nous, il est en partie responsable de la situation qui nous a conduits au premier redressement judiciaire.

Les représentants CGT du personnel

Des difficultés depuis de longues années

Spécialisé dans les carters moteurs en alliages de pointe, avec pour client principal Renault, le constructeur est en difficulté depuis plusieurs années. L’entreprise a d’abord connu des soucis de gestion, au début des années 2010. En 2017, en grande difficulté, elle est alors reprise par le chinois Jinjiang. Mais moins de 3 ans plus tard, l’équipementier est de nouveau placé en redressement judiciaire. A l’époque, la présidente PS de la région Occitanie, Carole Delga, déclarait :

Cette décision vient malheureusement confirmer nos craintes : le repreneur chinois n'a pas tenu ses engagements, vis à vis de ce fleuron industriel du bassin de Decazeville.

Carole Delga, présidente PS de la région Occitanie, décembre 2019

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Une date limite de dépôt des offres de reprise au 25 janvier 2021

Les repreneurs ont jusqu’au 25 janvier 2021 pour déposer leurs offres de reprise. Elles seront alors examinées et jugées ou non recevables.

Dans Centre presse Aveyron, Patrick Bellity veut y croire et précise : "On n’a pas envoyé une offre terminée puisque dans ce genre de dossiers il faut toujours beaucoup de précaution. On a envoyé une lettre d’intention assez étayée qui décrit le projet industriel."

Pour  les representants du personnel CGT, il n’est pas souhaitable que monsieur Bellity dépose son offre de reprise "car il compte, comme par le passé, sur l’argent public et l’aide de Renault."

Les 364 salariés du site attendent aujourd'hui un repreneur sérieux et solide, porteur d'un projet d'avenir pour le site.

 

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