Aveyron : sous couvert d'ésotérisme, deux hommes violaient une adolescente afin "d'exorciser un démon"

Une adolescente aurait été violée, sur fond d'ésotérisme, pendant près d'un an et demi par deux hommes de 41 et 55 ans. Les faits se sont déroulés à Aubin en Aveyron. La victime avait 14 ans quand le cauchemar a débuté. Les auteurs présumés auraient avoué.

Ce sont les policiers du commissariat de Decazeville (Aveyron) qui sont en charge de l'enquête.
Ce sont les policiers du commissariat de Decazeville (Aveyron) qui sont en charge de l'enquête. © Lionel Vadam - MaxPPP

Deux hommes ont été mis en examen et placés en détention provisoire le vendredi 26 mars par un juge d'instruction de Montpellier (Hérault) pour viols aggravés sur mineure de moins de 15 ans. Pendant près d'un an et demi les deux individus âgés de 41 et 55 ans ont violée une adolescente sur fond de pratiques ésotériques à Aubin dans l'Aveyron. 

L'un et l'autre ont reconnu les faits tout en expliquant avoir appliqué une "démarche thérapeutique". Ils néanmoins "les qualifications pénales", précise à France 3 Occitanie le procureur de la République de Montpellier, Fabrice Bélargent. Selon le représentant du parquet "Fin janvier 2021, la jeune fille révélait qu'elle subissait depuis janvier 2019 des violences sexuelles régulières, devenant quotidiennes, de la part des deux hommes."

Une manipulation mentale avérée

La victime, âgée de 14 ans lors des premières agressions, a expliqué à la justice le contexte dans lequel se seraient déroulés ces viols. Les deux agresseurs se sont manifestement présentés comme membres d'un cercle pratiquant l'ésotérisme. Cercle sectaire auquel adhérait la mère de la victime depuis un certain temps.

"L’un des deux hommes détectait, chez la fille de la femme mentionnée plus haut, "un démon" qu'il devait exorciser pour lui éviter la mort, précise le procureur. La femme confiait donc sa fille aux deux hommes à des fins "thérapeutiques"."

La mère elle-même victime ?

La mère de la victime affirme n'avoir eu connaissance des "violences sexuelles uniquement en janvier 2021", selon le procureur de la République. "Elle reconnaissait qu'elle avait elle-même fait l'objet de "rites" de nature sexuelle mais ne pensait pas que les deux mis en cause procéderaient  à ce type de rites sur sa fille" précise Fabrice Bélargent. Elle a été placée sous le statut de témoin assisté. Les deux auteurs suspectés de l'ensemble de ces faits ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

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