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Castelsarrasin : des faux policiers organisent une arrestation factice pour arnaquer un couple de retraités

Un couple de retraités a été cambriolé à Castelsarrasin par de faux policiers. Pour être crédibles, les malfaiteurs n'ont pas hésité à simuler une arrestation d'un complice devant leurs victimes.

© MAXPPP
Quatre rôles définis à l'avance, deux faux uniformes et un brin de théâtralité. C'est tout ce qu'il a fallu à quatre individus pour dérober 30 000 euros de bijoux, sous l'oeil crédule des victimes.

Un scénario en trois actes, qui n'est pas issu d'un film de la série Ocean's Eleven, mais qui s'est déroulé à Castelsarrasin le week-end dernier, selon les informations de La dépêche du Midi. Le fait divers pourrait prêter à sourire si le préjudice et le choc émotionnel n'étaient pas aussi grands pour les victimes.

Acte 1 : Le cheval de Troie


Un homme se présente comme un employé de la Saur, devant le domicile d'un couple de retraités. Prétextant le relevé des compteurs d'eau, il parvient à entrer dans la maison et demande aux propriétaires des informations qui n'ont a priori pas grand chose à voir avec l'eau potable.
Il s'assure ainsi que les deux retraités, âgés de 78 et 84 ans, sont bien seuls. 

Acte 2 : Les faux bienfaiteurs


Après la reconnaissance du faux employé de la Saur, c'est le moment pour les complices d'entrer en scène. Trois faux policiers s'introduisent dans le domicile par la porte qui était restée ouverte.

Deux sont vêtus d'uniformes approximatifs, l'autre n'a même pas pris la peine de se déguiser et se fait passer pour un policier en civil.
Après avoir montré leur carte, les faux gardiens de la paix annoncent qu'ils recherchent un délinquant qui est entré dans cette maison. Ils se jettent ensuite sur le faux agent de la Saur, qu'ils neutralisent et menottent, sous l'oeil médusé des retraités.

Acte 3 : Le vol consenti


Les faux policiers profitent de l'émotion suscitée par cette arrestation musclée et veulent s'assurer que rien n'a été volé. Ils demandent alors où sont les objets de valeurs.
Ne se doutant de rien, la septuagénaire les conduit à sa cache, dans le tiroir d'une commode, où les malfaiteurs découvrent le butin : bague en rubis et diamant et bijoux en or.

Pour relever les traces d'ADN, affirment-ils, les policiers doivent ramener ces objets au laboratoire d'analyses. Ils relèvent aussi les empreintes sur les meubles, au domicile, au moyen d'une éponge humide.
En réalité, ils ne laissent rien au hasard et effacent leurs propres traces. Avant de quitter leurs victimes, les usurpateurs rassurent les victimes et les invitent à venir récupérer leurs bijoux "directement sur le bureau du commissaire". 

A peine les voleurs partis, la retraitée, se doutant que quelque chose cloche, appelle le commissariat qui n'est au courant de rien. C'est à ce moment qu'elle réalise que ces hommes, en apparence du côté de la loi, lui ont volé ses bijoux sous son nez.

La brigade de sûreté urbaine arrive rapidement sur les lieux mais les complices sont déjà loin. L'enquête est en cours pour tenter de retrouver les malfaiteurs qui ont réussi à dérober, sans violence ni effraction, un butin estimé à 30 000 euros.
Le "vol à la fausse qualité" sur des personnes vulnérables fait chaque année des dizaines de victimes, principalement des personnes âgées.

 

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