Coupe de France : le match Alès-Montpellier sous haute tension, délocalisation, CRS, intimidation des supporters

Déjà, il y a le huis clos pour cause de Covid... Mais depuis mardi, la rencontre de 16e de finale de Coupe de France de football Alès-Montpellier fait polémique. Des menaces et intimidations entre supporters sur les réseaux sociaux inquiètent la préfecture du Gard. La sécurité du match est en jeu.

Alès (Gard) - stade Pierre Pibarot - archives.
Alès (Gard) - stade Pierre Pibarot - archives. © OAC

L'Olympique d'Alès en Cévennes et la préfecture du Gard sont sur les dents. La rencontre de Coupe de France Alès-Montpellier qui se jouera samedi à 14h15 s'annonce mouvementée... pas dans les tribunes qui seront vides pour cause de Covid mais autour du stade Pierre Pibarot, où il y a la possibilité de voir le match sans rentrer dans l'enceinte sportive.

Et les supporters le savent. Ils s'y sont donnés rendez-vous. Certains ont même lancé des défis, des menaces, des insultes et des intimidations sur les réseaux sociaux... (que nous ne relaierons pas). Le tout pouvant dégénérer en bagarre. D'où un réel soucis de sécurité pour les autorités sans compter que ce rassemblement illégal poserait un vrai problème sanitaire.

A tel point que la préfecture envisageait de délocaliser la rencontre.

Pour l'OAC, l'Olympique d'Alès en Cévennes, cette solution est impensable... Dans un post Facebook, le club assure que la rencontre est maintenue samedi, à Alès, au stade Pierre Pibarot.

Les supporters du MHSC interdits de déplacement

[MAJ - 5 mars] Pour la sécurité de la rencontre, le préfet du Gard a pris, ce vendredi, un arrêté interdisant aux supporters de Montpellier de se rendre à Alès, samedi, de 8h à minuit. Avec interdiction de circulation et de stationnement sur la voie publique sur l'ensemble du territoire de la commune cévenole.

L'interdiction vaut aussi pour les pétards, fumigènes, drapeaux ou banderoles dont les inscriptions appellent à la provocation, à la violence ou à la haine et tout objet pouvant être utilisé comme projectile, ainsi que la possession et le transport de toute boisson alcoolisée.
Le chant des hymnes des clubs sont aussi interdits par la préfecture du Gard.

Un stade ouvert

C'est la configuration du stade qui pose problème. Du côté du centre nautique, vers le Gardon, les spectateurs peuvent se masser sur une butte, le long de la clôture et voir la pelouse, donc le match.

D'où l'appel d'une poignée de supporters d'Alès, de Montpellier mais aussi de Nîmes, à venir regarder la rencontre... et en découdre, si affinités ! La rivalité entre Nîmes et Montpellier est historique.

Ce qui amène la préfecture du Gard à prévoir une sécurité renforcée aux abords du stade alors que ce 16e de finale OAC-MHSC aura lieu à huis clos.

Alès (Gard) - la vue sur le stade Pibarot et le terrain - archives.
Alès (Gard) - la vue sur le stade Pibarot et le terrain - archives. © DR

Des arrêtés d'interdiction de circulation et des CRS

Pour assurer le maintien de l'ordre, des arrêtés préfectoraux vont être pris "pour maîtriser les flux de supporters" sur le territoire d'Alès et son agglomération.
Et probablement, un autre pour interdire le rassemblement sur la butte face au stade et à proximité.

Mais pour faire respecter ces interdictions, il faut des forces de l'ordre, des CRS en nombre. Et cela coûte cher. La facture évaluée à environ 15 à 20.000 euros serait à la charge du petit club d'Alès... C'est l'usage ! Pas question rétorque l'OAC, "on n'a pas les moyens. En plus, la rivalité des fans de Nîmes et de Montpellier ne concerne pas Alès".

Rencontre Alès (N3) - Montpellier (L1), samedi 6 mars à 14h15.

 

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