En direct Le procès de l'affaire Léa à Montpellier

Revivez l'intégralité du procès de l'affaire Léa en direct du palais de justice de Montpellier

France 3 Languedoc-Roussillon vous propose de suivre en temps réel le procès de l'affaire Léa. Le jour de l'an 2011, Léa lycéenne de 17 ans, est retrouvée morte dans un jardin de Montpellier.Gérald Seureau âgé de 24 ans à l'époque, est accusé d'avoir tué et violé l'adolescente.

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LES DERNIÈRES INFOS - Mis à jour le 21/11/2014 à 19:50

    L'audience criminelle est levée

    Seureau sort sans réagir.
    Aucun bruit dans la salle.

    Seureau condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 2O ans

    Seureau entre dans le box des accusés après 5 heures de délibéré

    La salle est remplie . La tension palpable.
    La mère de Gérald Seureau s'est approchée au premier rang.
    La famille de Léa est de nouveau au complet de l'autre côté devant.

    Le public entre dans la salle d'audience

    Le verdict du procès  de Gérald Seureau devrait être prononcé dans quelques minutes.

    La cour s'est retirée pour délibérer à 14 h 20

    Gérald Seureau et les avocats de la défense

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    Gérald Seureau et ses deux avocats - France 3 LR/ Zakaria Soullami

    “Ca fait 4 ans que je suis pris par les remords. Que je pense à la famille de Léa. J'ai privé les parents d'une fille. J'ai brisé une famille. La mienne aussi.C'est intolérable. Je ne me le pardonnerais jamais. La prison m'a fait grandir à grande vitesse. C'est le lieu le plus haineux que je connaisse. J'ai tout arrêter la drogue, l'alcool. J'ai tout raté. Mes études. Tout. Ma mère. Elle est responsable de rien. C'est moi. Le seul reponsable, c'est moi. C'est tout ce que j'ai à dire.”

    Gérald Seureau l'accusé

    Le président lit les trois questions posées aux jurés

    Question numéro un : Gérald Seureau est-il coupable d'homicide volontaire ?
    Question numéro deux : Gérald Seureau est-il coupable de viol ?
    Question numéro trois / Gérald Seureau est-il coupable de meurtre précédé, accompagné ou suivi de crime de viol ?

    Les jurés se retirent pour délibérer.

    Le président de la cour donne la parole à Seureau

    A la reprise de l'audience à 14 h 05 , le président donne une dernière fois la parole à Gérald Seureau avant que le jury ne se retire pour les délibérations.

    L'audience reprendra à 14 h 00 avec la parole donnée à l'accusé

    Puis les jurés se retireront pour délibérer.

    La défense de la personnalité de Seureau

    "Ce n'est pas une marque de non respect de ne pas vous regarder. Il ne peut pas le faire.
    Parce que vous êtes debout et qu'il est à terre." explique Me Epailly tourné entièrement vers la famille.

    Les humiliations subies par Seureau
    Me Epailly revient sur les accusations de "sans-couilles" de manque de réaction de Seureau face à l'adversité.
    Me Epailly parle d'une accumulation, d'une masse de frustrations consécutives aux violences subies.

    Il ne croit aux tendances néo nazies de Seureau. "C'est des textes à la con".
    Me Epailly parle soudain des gens méchants qui racontent n'importe quoi sur cette affaire.
    Ceux par exemplequi disent que Léa avait bu.
    Pour l'avocat Seureau est bien l'accusé et Léa la victime. Qu'on ne se trompe pas.

    L'avocat lit un texte de Bertrand Cantat, le meurtrier de Marie Trintignant écrit en prison évoquant le déni, l'irréparable.
    Le parallèle est difficilement compréhensible.

    "Moi messieurs dames les jurés si j'avais été à votre place. J'aurais eu énormément de ressentiment envers Seureau.L'avocat général a requis la peine maximale. Mais je sais que vous ne jugerez pas à la va vite et que vous prendrez le temps de tout prendre en considération"

    Il s'adresse à Seureau et l'accusé le regarde.
    "Vous allez avoir la parole dans 2 minutes, regardez les jurés, la cour. Si vous parlez vous serez revenu dans l'humanité pour le reste je ne vous promets rien.
    Les débats reprendront à 14 h 00 avec la parole donnée à l'accusé.

    Me Epailly défenseur de Seureau : "ce sont des aveux !"

    Le défenseur de Seureau ne veut pas que l'on juge son client sur une interprétations des faits.
    Il reproche à l'avocat général, aux avocats des parties civiles de vouloir interpréter des faits, de construire une histoire.

    "185 coups, moi je ne les avais pas compter, remarque l'avocat, ça ce sont des faits."
    Il demande aux jurés de juger Seureau sur des faits et explique que la défense ne niera pas pour autant, ce qu'a fait l'accusé.

    Des aveux ?
    Me Epailly reprend chacune des paroles de Seureau. Ces acquiescements. Ces oui. Et pour lui ce sont des aveux.
    Il reconnaît cependant que ce ne sont pas les paroles attendues par la famille.

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    Me Laurent Epailly le défenseur de Gérald Seureau - France 3 LR / Zakaria Soullami

    Le choix entre le pire et le pire

    Me Epailly revient sur l'annulation d'une partie du dossier en invoquant la rétroactivité de la loi sur la garde à vue d'avril 2011.
    Il rend hommage à la combativité de la famille pendant ces quatre ans.

    "Nous avions le choix entre le pire et le pire
    Tel un bourgoais de calais la corde au coup vous amenez un Seureau présentable.
    Ou faire jouer cette procédure."

    Il estime que toute personne a le droit de tout faire pour éviter la prison.
    On entend un murmure de protestation dans les rangs de la famille de Léa.

    Me Epailly défenseur de Seureau : "Cela a été très difficile."

    Me Laurent Epailly prend la parole à son tour.
    Il a des larmes dans les yeux et se plaint des attaques subies.
    Il parle de l'opprobe parce qu'il avait accepté ce dossier.
    "Vous lutttez pour préserver la lumière de Léa. Nous on lutte pour ne pas sombrer."

    Seureau a commis des actes monstrueux

    L'avocate de la défense raconte sa première rencontre avec Seureau.
    Rencontre déstabilisante.
    "Je rencontre un jeune homme pâle sous le choc. Il y a un décalage entre ce que je vois dans le dossier et celui que je vois devant moi."
    Elle décrit un jeune à la dérive avec des idées morbides."Ce n'était pas le monstre auquel je m'attendais."

    "Le speed et l'alcool ne peuvent pas expliquer le passage à l'acte"

    "Oui, monstrueux, macabre, atroce oui c'est ce qu'il a fait.
    Emotion et courage, c'est ce qu'il n'a pas été capable de faire pendant ces cinq jours."

    "L'infâme c'est moi. Linfâme c'est celui qui a tué Léa. Ce sont ces mots !
    Pour moi ce sont des aveux "conclut l'avocate.

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