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Cap Sud Ouest

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VOIR ou REVOIR : Arrière-Pays Basque, une culture en héritage

Cap sud ouest : Arrière-Pays Basque, une culture en héritage

C’est du massif de Larla,  au cœur  du pays Basque, que nous vous invitons à voyager entre passé et présent. Vous allez découvrir comment certaines pratiques d’aujourd’hui prennent racines dans celles d’hier.

Par Sylvie Ginestière


Située à une cinquantaine de kilomètres de la côte atlantique, au pied des premiers contreforts pyrénéens, la Basse Navarre est, avec le Labourd et la Soule, l’une des trois provinces françaises du Pays Basque. C’est un pays rural, d’agriculture et surtout d’élevage.
© Eric Perrin
© Eric Perrin

Eric part en balade sur le massif de Larla, une petite montagne de 700 mètres d’altitude, en compagnie de Maïté Goňi. Elle est bergère, et il y a quelques années, elle a pris la tête de l’Association Foncière Pastorale de Saint-Martin d’Arrossa. Les 1 800 hectares gérés par cette association appartiennent à une centaine de propriétaires privés, dont 17 seulement sont agriculteurs. Le principe est de se parler, d’échanger afin que ces espaces continuent de vivre et que les paysages ne se referment pas, pour cela, il est essentiel que les troupeaux d’animaux viennent y pâturer.
Massif de Lara


Eric rencontre Jean Brana, un vigneron attaché à son terroir et à la préservation de son environnement. L’histoire de ses vignes est celle d’une renaissance. En effet, le vignoble d’Irouleguy, l’un des plus petits de France a bien failli disparaître, car au 19ème siècle, suite à la crise du Phylloxéra, la culture de la vigne avait complètement disparu. En obtenant une AOC en 1970, le vignoble d’Irouleguy, retrouve enfin sa place. Jean Brana et sa famille se sont lancés dans l’aventure en 1984. Mais refaire vivre un vignoble comme celui-ci demande courage et humilité. Car ici, le terrain dicte sa loi. Jean Brana fait découvrir à Eric ses vignes en terrasse, vendangées à la main !

C’est une autre histoire de famille, celle de Joëlle Darricau, qu’Éric va découvrir mais aussi et surtout l’histoire des tous premiers habitants du Pays Basque. A Saint-Martin d’Arberoue, une colline cache en son sein un site préhistorique parmi les plus importants en Europe : trois grottes superposées. Les terrains et leurs sous-sols appartiennent à la famille de Joëlle depuis plusieurs générations. Après les premières découvertes au début du 20ième siècle, son grand-père André abandonna sa carrière d’architecte pour organiser les recherches et ouvrir le site au public.
C’est dans la première des trois grottes, appelée Isturitz, que des trésors ont été découverts. Le site est d’une incroyable richesse. On y a retrouvé 45 000 objets, 3 000 œuvres d’art, majoritairement conservés dans les collections du musée d’archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.
En 1929, un deuxième niveau est mis au jour, une grotte sanctuaire nommée Oxocelhaya. Des lithophones y ont été découverts, les sons qu’ils produisent fascinent le musicien Paxkal Indo qui les a enregistrés un à un.
A la fin des années 80, cet amoureux de la musique et de la culture basque se prend de passion pour un incroyable instrument ancestral de percussions, quasiment tombé dans l’oubli : la Txalaparta. C’est au col d’Elhorrieta, au cœur du massif d’Iraty qu’en compagnie de Paxkaline, il nous invite le cœur battant du Pays Basque: Un moment de partage envoûtant !
 
Txalaparta, sur le Massif d'Iraty

reportage observatrice ligue droit de l'homme arrêtée montpellier