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Hello Apollo- Marine Julié-Luxey 2017 / © Eric Perrin
Hello Apollo- Marine Julié-Luxey 2017 / © Eric Perrin

Quand la forêt des Landes se transforme en musée d'Art contemporain à ciel ouvert, les sous-bois révèlent bien des surprises !

Par Sylvie Ginestière

 Eric vous emmène en balade dans le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne pour vous faire découvrir la plus grande forêt d’Europe : 1 million d’hectares plantés majoritairement de pins maritimes. Ces paysages, que certains pourraient croire monotones, vous réservent bien des surprises !
Survoler le département des Landes, c’est un peu comme naviguer au-dessus d’un océan de verdure. La forêt, qui occupe les deux tiers du département, structure les paysages. Alors, quand la tempête de 2009 a dévasté ce territoire, des Landais et des Landaises ont décidé de se mobiliser pour accompagner d’une manière inédite la reconstruction de ces paysages identitaires.
C’est ainsi qu’est née la Forêt d’Art Contemporain. Eric en compagnie de Lydie Palaric, la Directrice de la Forêt d’Art Contemporain, va à la découverte d’œuvres surprenantes installées au coeur de la nature. 
Un véritable musée à ciel ouvert,  qui développe la culture et le lien social en milieu rural. Des thématiques chères au cœur de Philippe Sartre, maire de Garein, petit village de 437 habitants et l’un des initiateurs du projet.
La forêt d'art contemporain- Landes

C’est parce que ce sont des acteurs locaux qui ont créé ce projet que la Forêt d’Art Contemporain est une telle réussite.
Parmi les membres fondateurs, un extravaguant personnage : Christophe Doucet. Diplômé des Beaux-Arts de Bordeaux, cet artiste sculpteur plasticien a également été forestier durant 20 ans. Il a fait du bois la matière première de ses délirantes et attachantes créations, masques et totems peuplent son imaginaire et son atelier niché au cœur de la forêt.

On pourrait croire que cette forêt des Landes est là depuis la nuit des temps. Il n’en est rien ! En 1857, Napoléon III légifère pour obliger les communes à drainer les sols et à planter des pins. En quelques années les paysages changent totalement. Les Landes rases, occupées par des bergers et plus d’un million de brebis, laissent place à cette immense forêt. Les autorités mettent en avant l’argument hygiéniste mais le projet est avant tout économique. On va produire du bois bien sûr mais surtout de la résine dont la France industrielle a grand besoin. Un siècle et demi plus tard, les sylviculteurs, comme Jean-Claude Taris, dit Caco, continuent de cultiver la plus grande forêt artificielle d’Europe.
C’est en calèche, son autre passion, que Caco invite Eric à parcourir ces espaces qu’il arpente depuis son enfance.
Sur les traces des sylviculteurs -Landes

 

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