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La France en vrai

Le lundi soir vers 23h. Un mercredi par mois après Enquêtes de région.
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Après la guerre, la France a faim

Documentaire : Après la guerre, la France a faim - Bande-annonce
Diffusion le mercredi 2 novembre 2016 vers minuit

Un récit des 5 ans d’après-guerre qui, avant le début des Trente Glorieuses, ont vu une France rurale tiraillée entre un passé parfois indésirable et un avenir incertain. Une France rurale qui a peiné à entrer dans une modernité à laquelle elle ne pouvait pourtant échapper...

Par Guiseppin Marie-France (avec CR)

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Dans ce champ de ruines qu’était la France en 1945, où 74 départements ont été touchés dans leur chair par le conflit, la paysannerie n’échappe pas aux sombres lendemains de la guerre. Dans une France où, depuis le début de la guerre, la sous-production a installé durablement la faim dans les villes, la mission du paysan sera de nourrir le pays.

Une France rurale qui, entre l’amertume, la misère et la volonté de se redresser, a définitivement rompu avec l’image ancestrale et fantasmée de la « paysannerie éternelle » tellement vantée par le régime de Vichy qui clamait haut et fort que « La terre, elle, ne ment pas ».

Extrait :
extrait du documentaire "Après la guerre, la France a faim"

Un film écrit par Thomas Marlier et Xavier Pajot
Réalisé par Thomas Marlier


Une production Les Films Figures Libres
Avec la participation de France Télévisions

Diffusions
:

Mercredi soir 2 novembre 2016

juste après Enquêtes de Région

► sur France 3 Midi-Pyrénées France 3 Languedoc Roussillon, France 3 Limousin, France 3  Poitou-Charentes et France 3 Aquitaine



Paroles de réalisateur :

Le scénario de ce film tend à équilibrer deux choses : l’histoire générale de l’agriculture à cette époque, et la façon dont nos témoins se sont inscrits dans celle-ci.

Il s’agit de donner la parole à ces paysans, et à leurs enfants, qui ont vécu ces années sombres. La « grande histoire » se construit à partir de leurs histoires personnelles, de leurs anecdotes, de leur point de vue sur ce passé qui fut le leur.


 / © CRITICAL PAST
/ © CRITICAL PAST

Le film privilégie donc la voix de ces témoins qui ont vécu, dans la France rurale, ces temps très difficiles de l’immédiat après-guerre. Petits, moyens, ou gros exploitants, cultivateurs ou éleveurs, encore en activité ou retraités, ils nous racontent leur histoire. La pénurie pendant et après la guerre, la misère. Le développement des fédérations paysannes et du Crédit Agricole, leur vision de la modernisation à laquelle, à l’époque, ils ont été forcé de s’adapter pour survivre.

Ils nous racontent cette césure entre les « villes » et les « champs », la façon dont les citadins les regardaient parfois avec suspicion, la façon aussi dont ils ont vécu cette société campagnard hétérogène faite alors de paysans revenus de captivité, d’ouvriers immigrés et de prisonniers allemands. Nous avons filmé de près leurs visages et leurs mains usées par le travail, incarnation de la souffrance qui fut la leur au sortir de la guerre, une histoire loin des traités universitaires et des cabinets feutrés de la République. Les évènements de ce prolongement des «  années noires » sont inscrits dans leur chair, et la caméra le montre. Nous les filmons aussi nous montrant des photos de famille de l’époque, qui incarnent un peu plus leur récit. Nous traitons ces photos, en plus du traitement classique par l’effet Ken Burns (« pan and zoom »), comme une séance de diapositives montrées au cours d’une séance de souvenirs (avec le bruit du projecteur de diapos)...

 / © CRITICAL PAST
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