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“Boutiques obscures” : le réalisateur Patrice Leconte filme ces petits commerces qui disparaîssent

Patrice Leconte à Toulouse devant la droguerie Taverne / © France Télévisions
Patrice Leconte à Toulouse devant la droguerie Taverne / © France Télévisions

Le réalisateur à succès signe 16 portraits de petits commerçants rencontrés à travers la France, regroupés dans une collection de 4 documentaires de 52 minutes. 

Par Fabrice Valery

C'est un projet d'envergure. Patrice Leconte, réalisateur de films dont certains sont entrés dans la mémoire collective (Les Bronzés, Tandem, Le Mari de la Coiffeuse, Les Grands Ducs, Ridicule, La Fille sur le Pont, etc) est parti, pour France Télévisions, en quête, à travers la France, des petits commerces avant qu'ils ne disparaîssent définitivement.

On le retrouve notamment à Toulouse, à la droguerie Taverne, située en plein centre-ville, avec deux générations de gérantes. 
"Boutiques obscures" : le réalisateur Patrice Leconte filme ces petits commerces qui disparaissent

Le réalisateur à succès a décidé de se tourner vers ce qu'il qualifie "d'authenticité" de ces commerçants de proximité vers lesquels on se tourne quand... on n'a pas trouvé son bonheur dans la vente en ligne !

Il en a fait 16 portraits qui sont réunis dans une collection de 4 documentaires de 52 minutes pour France Télévisions avec Skopia Films.

Les deux premiers sont diffusés ce lundi 19 novembre après Soir 3 sur France 3 Midi-Pyrénées et France 3 Languedoc-Roussillon. 

Premier épisode : 
  • SOS Poupée malade (Chartres - Centre Val de Loire). A l’ombre de la cathédrale et de Charles Péguy,  deux femmes s’occupent d’enfants bien particuliers, pour les réparer, pour les bricoler, les ramener à la vie et pour les aimer.
  • Epicerie 1900 (La Plaine sur Mer - Pays de Loire). L’été à La Plaine-sur-Mer, les vacanciers jouent au ballon, déploient leurs parasols, surveillent les enfants qui se baignent. Non loin, il y a une épicerie qui existe depuis toujours, tenue par Yvette. Les rayonnages ne croulent pas sous les marchandises mais on trouve un peu de tout ici.
  • Brûlerie (Somain – Nord). Dans le Nord, il y a des façades de briques, des fenêtres derrière lesquelles on imagine des vies paisibles, des sculptures vacillantes, des passants parfois immobiles, et puis aussi quelques brûleries de café, comme pour confirmer le cliché. Parmi elles, celle d’Étiennette et de Jean Luc. Étiennette est souvent seule dans sa boutique, elle pèse le café, le moud, le vend, avec des gestes sans cesse recommencés.
  • Droguerie - Taverne (Toulouse – Midi-Pyrénées). Chez les Taverne, on est droguiste de père en fille, et de mère en fille. A Toulouse, tout le monde connaît cette boutique précieuse où se côtoient les produits les plus anciens et les emballages modernes. Mère et fille y font bon ménage.
Deuxième épisode : 
  • Les grands magasins (Dieulefit – Rhône-Alpes). Au cœur de la Drome existe un magasin étonnant : les Grands Magasins, un invraisemblable et merveilleux bazar. On vient ici comme on visiterait la Tour Eiffel : parce que c’est une curiosité incontournable. On y vend de tout : des casse-noix, des pantoufles, des bonnets, des montres, des punaises, des dinosaures, des tire-bouchons… 
  • Clin habille bien (Gannat - Auvergne). Robert Clin devrait mettre une goutte d’huile sur son tourniquet-présentoir à vêtements pour qu’il ne couine plus. Depuis 1955, Monsieur Clin habille les hommes et les femmes de Gannat. Mais les habitudes vestimentaires ont bien changé…
  • Lingerie Gladys (Cavaillon – Provence Alpes Côtes d’Azur). Au pays du melon, il y a une boutique qui semble être là depuis toujours, comme si elle voulait faire de la résistance. Sa propriétaire, Gladys est fière d’être la première à ouvrir son magasin, chaque matin, sur la petite place. Elle y vend de la lingerie, avec passion, au cœur de Cavaillon.
  • La Démothèque (Périgueux – Nouvelle Aquitaine). Vu de loin, Bernard ressemble à un cow-boy un peu fatigué. Mais ce qu’il aime plus que tout, ce n’est pas les westerns dans lesquels il aurait pu jouer mais la musique, toutes les musiques, à condition qu’il puisse les écouter sur des disques vinyles.