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Signes du toro l'actu

Le magazine tauromachique estival de France 3
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Signes du toro du 19 avril à 10 h 40 : demandez le programme !

Manzanares et Juan Bautista, portés en triomphe sur le parvis des arènes d'Arles / © Louise de Zan
Manzanares et Juan Bautista, portés en triomphe sur le parvis des arènes d'Arles / © Louise de Zan

Dans le numéro d'Avril de Signes du toro, il est question d'Arles, de Cordoue, d'Israël et du Mexique. On voit des toreros de 24 à 66 ans, on rencontre un chanteur flamenco qui prend la cape et un torero qui troque l'épée pour le stylo. Et on dira après ça que la tauromachie n'est pas universelle

Par Florence Boislard

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Arles à Pâques
Le plus jeune a 24 ans, il s'appelle Juan del Álamo, c'est lui qui a conclu la feria de Pâques d'une formidable estocade à un toro puissant de Baltasar Ibán. Le plus âgé, Frascuelo, 66 ans, l'avait ouverte en offrant,face à un toro de Patrick Laugier, sa tauromachie sobre et empreinte de classe. Entre les eux, Arles a pu admirer Iván Fandiño, redevenu lui-même après le cuisant échec de Madrid, Sébastien Castella et Juan Bautista, les deux meilleurs toreros français et surtout José Mari Manzanares, vêtu d'un costume noir en signe de deuil, qui a conclu une belle faena par une estocade « a recibir » d'une folle audace.
Mais la feria d'Arles a été marquée également par l'exposition « Luces » du plasticien José Manrubia. Torero retiré des arènes depuis 20 ans, Manrubia rêve encore de toros et les représente  en traçant au stylo bille des milliers de petits traits. « Je montre les yeux des toros, j'y vois de la puissance, de l'agressivité, de la violence, de la peur. Mais jamais la moindre trace de méchanceté ».

El matador y el cantaor
En dehors de toute convention avec des sponsors, à l'abri de tout arrangement entre officines d'attachés de presse, la tauromachie et le flamenco restent des domaines artistiques où des créateurs de talent peuvent choisir de se rencontrer librement, pour la seule joie de vivre ensemble un moment d'émotion. Chez l'éleveur Jean-Luc Couturier qui a fourni les vaches de son fer Curé de Valverde, le « cantaor » Pele, natif de Cordoue et le matador Mehdi Savalli qui, à 30 ans, prépare méticuleusement le deuxième volet de sa carrière ont partagé en toute simplicité un poème de Lorca. Mehdi a toréé, Pele a chanté. C'était très simple et c'était très beau.

Ciné-Club
Un passage du film israélien « L'Institutrice » de Nadav Lapid.

BA de Signes du Toro du 19 avril 2015


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