Les 8 et 9 septembre septembre 2002, 23 personnes perdent la vie dans le Gard. Ces innondations font plus de 800 millions d'euros de dégâts comme à Alès ou dans certains quartiers l'eau est montée aussi vite qu'elle est repartie Pour apprendre à vivre avec ces épisodes cévenoles aussi subites que brutales, il est nécessaire de s'informer.
Jean François Didon Lescot, grand spécialiste local de ces phénomènes organise régulièrement des réunions.

15 ans plus tard, les réunions ne font plus le plein


Mais 15 ans plus tard, elles ont du mal à faire le plein. Les primo arrivants, pourtant les plus concernés, sont absents. Seuls quelques habitués, ou ex-victimes, sont là. "Je me souviens d'avoir fait une réunion ici en octobre 2002 où la salle était archi pleine et au fil des années le public se réduit," se désole un spectateur.

On a du mal à imaginer qu'une rivière peut être aussi torrentueuse et amener autant d'eau


Sur le terrain rien n'indique que l'on se prépare à un nouvel épisode cévenol. Jamais l'été n'a été aussi sec depuis 67 ans. "On a du mal à imaginer qu'une rivière peut être aussi torrentueuse et amener autant d'eau, indique Maurice Laurent de l'association des victimes du Grabieux à Alès.

Risques inondations: la culture du risque

Sur le Languedoc, les pluies vont se renforcer à partir de mercredi après-midi. Comment prévenir les habitants contre un éventuel épisode cévenol. Une meilleure connaissance de son environnement est indispensable pour ne pas commettre d'erreurs parfois fatales.  - L. Beaumel et C. Monteil



L'équinoxe d'automne cette année se passera d'eau. Mais cela ne veut pas dire que le risque n'existe plus. Jean François Didon Lescot étudie ces phénomènes depuis prés de 40 ans. Et ce n'est pas selon lui parce que la météo est au beau fixe que l'on est sorti d'affaire. "Le sol sec est extrèmement dur. C'est comme du béton et à ce moment-là, tout va ruisseler. Nous sommes dans des conditions tout à fait exceptionnelles et qui peuvent poser problème dès l'arrivée des premières pluies.".

Le sol sec est extrèmement dur. C'est comme du béton et à ce moment-là, tout va ruisseler


Pour avoir une culture du risque qui soit à la hauteur des enjeux humains et matériels, il est nécessaire de bien connaître le territoire sur lequel on vit. Bernard Vayssade est un ancien ingénieur de l'école des Mines d'Alès. Ce qu'il nous dévoile est unique en France: 14 kms de rivières sous terraines maçonnées par l'homme il y a plus d'un siècle. Méconnaitre ces ouvrages c'est mal se préparer contre d'éventuelles crues.

La prévention de la culture du risque est indispensable


En 2002, 700 mm étaient tombés sur le bassin Alésien et celui d'Anduze en moins de 24h, l'équivalent de huit à dix mois de précipitations. La prévention de la culture du risque est donc indispensable. Dommage que tout le monde ne se sente pas plus concerné.