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Incendies de Générac : les victimes peuvent se porter partie civile

Au total à Générac, plus de 800 hectares ont brûlé les 30 juillet et 2 août. Le procureur de la République de Nîmes vient d'ouvrir des informations judiciaires et a précisé que les victimes pouvaient se porter partie civile. / © Cyril Hiely / Maxppp
Au total à Générac, plus de 800 hectares ont brûlé les 30 juillet et 2 août. Le procureur de la République de Nîmes vient d'ouvrir des informations judiciaires et a précisé que les victimes pouvaient se porter partie civile. / © Cyril Hiely / Maxppp

Au total à Générac, plus de 800 hectares ont brûlé les 30 juillet et 2 août. Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, vient d'ouvrir des informations judiciaires et a précisé que les victimes pouvaient se porter partie civile.

Par Olivier Le Creurer

"Les deux enquêtes confiées à la gendarmerie sont désormais clôturées. Désormais, un juge d'instruction est saisi d'une information dans chacun des incendies des 30 juillet et 2 août, à Générac," indique Eric Maurel.
 

Un crime passible de 15 ans de réclusion criminelle


"A la fois pour destruction de forêts, plantations par l'effet d'un moyen dangereux pour les personnes ou pouvant causer un dommage irréversible pour l'environnement et je rappelle que c'est un crime", insiste le procureur de la République de Nîmes. "Mais aussi pour destruction de biens appartenant à autrui par l'effet d'un incendie et qui lui est un délit."

Eric Maurel précise le travail du juge d'instruction: " il lui appartient donc aujourd'hui de donner aux enquêteurs tous les moyens techniques et juridiques d'investigations."
 

Aide aux victimes


Une soixantaine de victimes se sont déjà fait connaître: des particuliers, habitants et résidants sur la commune, des entreprises, des services publics dont le SDIS du Gard, des collectivités dont le département du Gard et la commune de Générac. "Elles peuvent écrire directement ou par l'intermédiaire d'un avocat pour se constituer partie civile auprès du juge d'instruction." Des consultations d'avocats sont organisées par les avocats de Nîmes à la Maison de Justice et du Droit. Les victimes peuvent aussi trouver une assistance et une orientation auprès de l'association d'aide aux victimes du Gard AGAVIP


Le feu de forêt et de broussailles, le 30 juillet, au sud de Nîmes, à Générac dans le Gard, avait parcouru près de 500 hectares. L'incendie, porté par un vent tournant, a nécessité l'évacuation de 190 personnes, les communes de Générac (15 km de Nîmes) et de Saint-Gilles ayant ouvert respectivement le château et le gymnase aux personnes évacuées. Plus de 140 véhicules de lutte contre les feux de forêt et 465 sapeurs-pompiers avaient été engagés sur ce feu de grande ampleur.
 


Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, en visite dans le Gard avait déploré un bilan naturel et agricole "catastrophique". Le ou les auteurs encourent la Cour d'assises et 15 ans de reclusion criminelle. Les premiers éléments d’investigation de la gendarmerie et d'expertise ont montré que l’incendie de Générac est "volontaire, c'est un acte criminel", selon le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel. 


L'enquête sur l'accident du bombardier d'eau se poursuit


Un second incendie s'est déclaré le 2 août. Au total à Générac, plus de 800 hectares ont brûlé. Un bombardier de la Sécurité civile s'est écrasé au cours des opérations pour éteindre l' incendie du 2 août . Le pilote n'a pas survécu au crash, qui serait dû à une "perte de repères" à cause de la fumée. "L'enquête sur l'accident se poursuit. Elle est confiée à la gendarmerie des transports aériens en lien avec le Bureau Enquête Analyse et nous ouvrirons une information judiciaire plus tard," indique le procureur de la République.

 

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