Nîmes : le collectif A.R.B.R.E.S transmet ses luttes dans un livre

Ils ont peint des cœurs sur les arbres de la ville, ils s’y sont attachés, ils s’y sont suspendus, ils ont gagné en justice. Le collectif pour la sauvegarde des arbres à Nîmes témoigne de ses luttes dans un livre : Ces arbres qu’on assassine.

Alain Descroix, membre du collectif "A.R.B.R.E.S Gardiens de l'ombre" // Monique Chevalier Membre du collectif "A.R.B.R.E.S Gardiens de l'ombre" // Tony Domingo, Membre du collectif "A.R.B.R.E.S Gardiens de l'ombre"
Certains arbres de Nîmes gardent encore les marques des actions pour leur sauvegarde : des cœurs.  Qui ne les a pas vus sur les troncs de certains micocouliers de la ville ? Ils datent de 2011 et du chantier du Transport en commun en site propre (TCSP).

Peints à la chaux par les militants qui souhaitaient protéger les arbres menacés par le parcours du Trambus et les coeurs sont restés, pour des raisons assez ironiques : « Le gars qui a nettoyé au kärcher a suivi le dessin des cœurs qu’on avait tracés, explique Alain Descroix, membre du collectif "A.R.B.R.E.S Gardiens de l'ombre".  Donc il les a incrustés dans l’arbre. Sinon, à la première pluie c’était fini, il n’y avait plus de cœurs.»

D’autres actions du collectif, moins symboliques, ont aussi durablement marqué la politique de la ville.  Comme cette assignation en justice, qui vaut à la mairie une condamnation de la cour d'appel administrative de Marseille.

Le tribunal  ordonne à la ville de remplacer tous les arbres coupés sur le parcours du Trambus : 51 au total.

De ces luttes, les membres du collectif veulent garder une autre trace. Un livre intitulé Ces arbres qu'on assassine, paru aux éditions Az’Art retrace les témoignages des militants. Pour inspirer, peut-être, d’autres actions citoyennes, dans d’autres villes.
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