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Nîmes : des heurts pour la 9ème manifestation des Gilets jaunes

Des manifestants masqués vers les arènes de Nîmes, le samedi 12 janvier. / © PASCAL GUYOT / AFP
Des manifestants masqués vers les arènes de Nîmes, le samedi 12 janvier. / © PASCAL GUYOT / AFP

Pour la nouvelle mobilisation du mouvement des Gilets jaunes, samedi 12 janvier, la sécurité à Nîmes a été renforcée. Cela n'a pas empêché des échauffourées d'éclater entre forces de l'ordre et manifestants. L'après-midi a été ponctuée d'incidents.

Par Richard Duclos

A Nîmes, c’est le matin, dès 9h30, que les Gilets jaunes s'étaient donné rendez-vous pour une 9ème journée de manifestation, samedi 12 janvier. Le rassemblement était un rassemblement interdépartemental : des manifestants de la Drôme, de l’Ardèche, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et de la Lozère y ont participé, à pied ou à moto.

Partis du stade des Costières, les manifestants (plus d'un millier) ont commencé à défiler vers 10h30. Leur parcours n'avait pas été annoncé au préalable. Ils ont quitté le parc d'activité Georges Besse et longé la rocade, avant de prendre la direction du centre-ville. Passant devant les arènes, ils ont ensuite marché en direction de la préfecture.
 
© F3 Occitanie / Pauline Pidoux
© F3 Occitanie / Pauline Pidoux
© F3 Occitanie / Pauline Pidoux
© F3 Occitanie / Pauline Pidoux


Après-midi tendue


En début d'après-midi, des premières tensions sont apparues. Après une matinée dans le calme et un face-à-face sans heurts entre manifestants et forces de l'ordre devant la gare, des échauffourées ont éclaté dans le quartier de la préfecture. La place des arènes était alors occupée par près de 3.000 personnes. Gendarmes et policiers ont usé de lacrymogènes et de tirs de balles de défense, pour répondre aux pierres lancées par les manifestants. Rue Cité Foulc, des Gilets jaunes se sont emparés de barrières de chantier pour avancer vers les gendarmes en se protégeant. La préfecture recommande donc d'éviter le secteur.
 

Par décision préfectorale, le musée de la romanité a par ailleurs été fermé.
 

Des infirmiers bénévoles ont encerclé quelques personnes blessées dans les échauffourées, a constaté l'AFP. A 15h, les incidents n'avaient toutefois pas fait de blessé grave.
 

Des établissements bancaires vandalisés



Après les premières échauffourées, le calme est revenu un temps, notamment autour de la Maison carrée où les manifestants ont chanté la Marseillaise et des slogans anti-Macron. Puis de nouveaux incidents ont éclaté, une fois encore dans le secteur des arènes. Les manifestants ont été repoussés boulevard Victor Hugo, où plusieurs établissements bancaires ont été vandalisés. Des casseurs ont également tenté d'incendier le centre des impôts, mais les pompiers sont rapidement intervenus. 

Selon le procureur de la République de Nîmes, Erick Maurel, 3 membres des forces de l'ordre ont été blessés. Environ dix personnes ont été
interpellées dont une pour violences avec armes sur les forces de l’ordre.
 

Sécurité renforcée


Un dispositif plus important que les fois précédentes a été déployé pour cette neuvième journée d'action. Le préfet du Gard Didier Lauga a annoncé davantage de moyens de réactions : les débordements du samedi précédent dans les départements voisins, et notamment à Montpellier, suscitaient en effet l’inquiétude. Les rassemblements ont par ailleurs été interdits tout le week-end à différents points de la ville, et un Centre Opérationnel Départemental a été mis en place pour coordonner les actions de sécurité. Un hélicoptère a également été déployé pour survoler la manifestation.
 

 

Côté commerçants, pour ce premier samedi de soldes la vigilance est de mise : "Si on voit que les choses bougent un peu on fermera le temps que ça se calme", déclarait ainsi la veille Marc Ferrandiz, du collectif des commerçants du Cœur de Nîmes. Certains bars, boutiques et restaurants avaient toutefois préféré prendre les devants en restant fermés toute la journée, notamment aux alentours de la gare et des arènes.

Par mesure de sécurité toujours, le match de foot Nîmes-Angers a été repoussé au 23 janvier.

 
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A Nîmes, avant les échauffourées, la manifestation s'était déroulée dans le calme


 

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