Gard : Edouard Philippe en visite à Uzès à la rencontre de 400 maires de petites villes de France

Uzès (Gard) - Edouard Philippe participe aux XXIIe Assises des petites villes de France - 19 septembre 2019. / © F3 LR F.Hertmann
Uzès (Gard) - Edouard Philippe participe aux XXIIe Assises des petites villes de France - 19 septembre 2019. / © F3 LR F.Hertmann

Le premier ministre Edouard Philippe est ce jeudi dans le Gard, à Uzès, pour assister aux XXIIe Assises des petites villes. Il a fait face à plusieurs centaines de maires. Il est notamment revenu sur les principaux chantiers sur lesquels le gouvernement travaille avec les collectivités locales.

Par JM avec AFP

Ce jeudi à Uzès, dans le Gard, s'ouvrent les XXIIèmes Assises des petites villes de France, près de 400 élus venus de toute la France, de Métropole et d’Outre-Mer. Edouard Philippe s'est exprimé à midi.

Devant l'association des petites villes (APVF) jeudi, le premier ministre a présenté des mesures attendues de revitalisation pour les bourgs. Avant de décliner vendredi au congrès des maires ruraux (AMRF), à Eppe-Sauvage (Nord), "l'agenda rural" du gouvernement qui reprendra certaines préconisations d'un rapport rendu en juillet.
 

La suppression de la taxe d'habitation, totalement compensée


Edouard Philippe a de nouveau assuré aux maires que la suppression de la taxe d'habitation n'entraînerait aucune perte de ressources pour les communes. Evoquant les violences dont sont régulièrement victimes les élus, il a demandé "qu'on soit impitoyable lorsqu'on s'attaque aux maires" et que les procédures judiciaires "aillent jusqu'au bout".

Des simulations des conséquences pour les communes de la suppression de la taxe d'habitation seront faites et le gouvernement a fixé "une clause de revoyure à trois ans", pour en évaluer l'impact, a annoncé Edouard Philippe, répondant ainsi à des demandes de l'APVF.
 

Dans 7.600 communes, dont 7.000 ont moins de 1.000 habitants, l'excédent lié au transfert de la taxe foncière à la commune est inférieur à 10.000 euros" et les communes pourront le conserver, a-t-il précisé.


L'exécutif cherche encore à améliorer sa relation avec les élus locaux après un début de quinquennat houleux. "Le gouvernement avait sans doute le sentiment à un moment que les petites villes c'était un problème, et les élus des pleureuses", rembobine le député socialiste Christophe Bouillon, patron de l'APVF.
 

Un dispositif d'aide "aux territoires" et à l'excercice de la mission de maire


Autre avancée en direction des élus, un dispositif sera mis en place pour soutenir les projets portés par les petites villes et leur permettre de disposer de l'ingénierie nécessaire, comme c'est déjà le cas avec le plan "Action coeur de villes" pour les villes moyennes.
 

L'acte 2 du quinquennat est celui des territoires", a affirmé Edouard Philippe en soulignant la volonté du gouvernement de "tout faire pour faciliter" l'exercice de la mission des maires et leur fournir les instruments nécessaires.


 

A six mois des élections municipales ces rassemblements ouvrent la série des Assises et congrès d’élus locaux, maires, élus régionaux et départementaux, de l’automne.
 

Les maires attendent des annonces fortes


Les maires de l'Association des petites villes de France (APVF), rassemblés à partir de jeudi à Uzès, attendent "des annonces fortes du gouvernement" sur la revitalisation des centres villes, le statut de l'élu et "les indemnités dans le cadre du projet de loi Engagement et proximité dont l'examen va débuter au Sénat", écrit l'APVF dans un communiqué.

Les Assises se poursuivent vendredi dans le Nord à Eppe-Sauvage.

Plusieurs membres du gouvernement, dont Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires, Sébastien Lecornu, chargé des Collectivités territoriales, et Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Comptes publics, sont également attendus lors de ces deux  rassemblements.
 

Resserrer les liens avec les élus locaux


Après un début de quinquennat marqué par de fortes tensions, l'exécutif a entreprit ces derniers mois de resserrer les liens avec les élus locaux, notamment les maires, très impliqués dans le "grand débat" pour sortir de la crise des "gilets jaunes".

Présidé par Christophe Bouillon, député PS de Seine-Maritime, l'APVF fédère les villes de 2.500 à 25.000 habitants. Le président du Sénat, Gérard Larcher, conclura vendredi les assises de l'association qui fête ses 30 ans.

 

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