Gers : le désarroi des agriculteurs biologiques

Le passage en bio demande plus de main-d'oeuvre et l'acquisition de machines coûteuses. / © France 3 Occitanie
Le passage en bio demande plus de main-d'oeuvre et l'acquisition de machines coûteuses. / © France 3 Occitanie

Les agriculteurs du Gers convertis en bio sont en colère. Le retard de paiement des aides européennes met leur trésorerie en péril. Des recours judiciaires sont engagés. 

Par Marie Martin

Comme beaucoup d'agriculteurs traditionnels, la famille Coupey, installée dans le Gers, a bien pesé le pour et le contre, avant de se lancer dans l'agriculture biologique, il y a deux ans.

Ce qui a compté, ce sont bien sûr les promesses d'aides de l'Europe. Sans elles, les Coupey n'auraient pas sauté le pas. Car l'agriculture biologique demande plus de main-d'oeuvre et l'acquisition de machines agricoles coûteuses. 

Seulement voilà, cette famille de céréaliers est en train de déchanter. En effet, si l'Europe a bien versé les aides à l'Etat français, celui-ci tarde à les reverser. Pour les Coupey, qui ont investi 150 000 euros en 2015, le manque à gagner est de 200 000 euros. Le montant des aides attendues de l'Etat. Qui se chiffrent à 2 milliards d'euros pour toute la France.

Après avoir longtemps attendu, les agriculteurs biologiques ont perdu patience. Regroupés en un collectif baptisé "Fermes pour nos fermes", ils ont pris un avocat et des procédures ont été engagées auprès des tribunaux de Toulouse, Pau et Montpellier.

Voir le reportage de Sirine Tijani et Tom Gagnou, de France 3 Occitanie : 

Gers : inquiétude et colère des agriculteurs biologiques

 

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