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5 députés UMP votent pour le non-cumul des mandats dont Jean-Luc Moudenc

Jean-Luc Moudenc à l'Assemblée Nationale / © MaxPPP
Jean-Luc Moudenc à l'Assemblée Nationale / © MaxPPP

Le député UMP de la Haute-Garonne a choisi de se démarquer de son groupe politique à l'Assemblée : avec 4 collègues UMP, il a voté, avec les socialistes, en faveur de la loi sur le non-cumul des mandats des élus. 

Par FV avec AFP

Le député UMP de la Haute-Garonne, Jean-Luc Moudenc, a choisi de voter pour la loi sur le non-cumul des mandats. Il s'est ainsi démarqué du vote de son groupe politique à l'Assemblée.

Le projet de loi interdisant, à partir de 2017, le cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive locale, a été adopté mercredi à l'Assemblée nationale par 313 voix pour, 225 contre, 14 abstentions tandis que 25 députés n'ont pas pris part au scrutin.
               
Sur les 292 socialistes, 277 ont voté pour et quatre contre (les trois chevènementistes, apparentés au groupe, et l'élu du Nord Dominique Baert). Les élus socialistes réticents envers la réforme se sont réfugiés dans l'abstention (Jean-Jacques Bridey et Jérôme Lambert) ou n'ont pas participé au scrutin, comme Sophie Dessus, ancienne suppléante de François Hollande en Corrèze ou Pascal Popelin.
               
A l'inverse, sur 199 UMP, 183 ont voté contre, et seulement cinq pour : Sylvain Berrios, Laurent Marcangeli, Jean-Luc Moudenc, Thierry Solère et Lionel Tardy. 11 n'ont pas participé au vote, comme Eric Ciotti ou Damien Abad.

Dans un communiqué, Jean-Luc Moudenc, qui est aussi le candidat UMP à la mairie de Toulouse pour les municipales de mars prochain, explique sa démarche : "Mon choix est dicté par une seule raison, simple et pratique : on ne peut plus être raisonnablement à la fois Député, Maire de grande ville et Président de communauté urbaine. Je déplore, néanmoins, que le Parti Socialiste, contrairement à ses engagements, ne prévoit la mise en œuvre de ces dispositions qu’en 2017, par petit calcul électoral et par peur de la réaction des nombreux  notables socialistes cumulards. Malgré  cela, élu Maire de Toulouse et, par la suite, Président de la Communauté urbaine, je démissionnerai de mon mandat de Député. Je proposerai que ma suppléante, Laurence ARRIBAGÉ, prenne ma suite. Ainsi, je pourrai me consacrer, pleinement et sans délai, au mandat municipal que les Toulousains m’auront confié pour donner un nouvel élan à notre ville."      

EN VIDEO / Les explications d'Amélie Poisson 
Non-cumul des mandats
        
Parmi les 30 centristes de l'UDI, 21 ont voté contre, mais neuf se sont abstenus, dont le président du parti Jean-Louis Borloo et l'ancien ministre de la Défense Hervé Morin.

Le seul groupe à n'enregistrer aucune dissidence est celui des écologistes, dont les 17 membres ont tous voté pour la réforme.
               
Au groupe RRDP (Radical, républicain, démocrate et progressiste), 11 députés ont voté contre, trois pour (dont l'ex-socialiste Olivier Falorni et le MoDem Thierry Robert), un s'est abstenu et un n'a pas voté.
               
Au Front de gauche, cinq députés ont approuvé le texte, un (Patrice Carvalho) a voté contre, un s'est abstenu et trois n'ont pas voté. Parmi leurs alliés d'outremer au sein du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine), deux (Huguette Bello et Alfred Marie-Jeanne) ont voté pour, deux contre et un s'est abstenu.
               
Chez les huit non-inscrits, les deux élus du Front national, Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté pour, alors que le député-maire d'Orange d'extrême droite Jacques Bompard et le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan ont voté contre. Jean Lassalle (MoDem) a voté pour.

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