100.000 heures de cours non-assurées en Haute-Garonne depuis la rentrée selon la FCPE

Selon l'association de parents d'élèves, ce sont 100.000 heures de cours qui n'ont pas été assurées depuis la rentrée dans le département en raison du non-remplacement des professeurs absents. 

Malgré la grève, les parents devront être accueillis
Malgré la grève, les parents devront être accueillis © MaxPPP
Les parents d'élèves de Midi-Pyrénées ont tiré la sonnette d'alarme sur le non remplacement des enseignants dans le secondaire qui s'est traduit par exemple par 100.000 heures de cours non assurées en Haute-Garonne depuis la rentrée scolaire, selon la FCPE.

Selon les estimations de la Fédération des conseils de parents d'élèves, 4% des heures prévues n'ont pas été dispensées dans les collèges et lycées de Midi-Pyrénées en raison d'un manque d'enseignants remplaçants disponibles. Pour la Haute-Garonne, la FCPE a estimé les heures perdues à 100.000 en effectuant un sondage dans une partie des 23 lycées et 95 collèges du département, a expliqué mardi à l'AFP sa responsable locale Hélène Rouch.

"Il y a des matières critiques, en particulier les langues et les maths", a-t-elle dit. "On peut entendre qu'il y ait des problématiques de viviers d'enseignants" héritées du gouvernement précédent, poursuit-elle. Mais les parents n'acceptent plus que la situation perdure malgré leurs interventions auprès du rectorat et des différentes inspections académiques, dit-elle. "Au bout d'un moment, il faut trouver des solutions alternatives", ajoute-t-elle.

La FCPE demande des mesures d'urgence, par exemple une meilleure coordination interne des équipes enseignantes pour pallier les absences de leurs collègues et la possibilité que des étudiants puissent assurer des cours, explique Beatriz Malleville, sa coordinatrice régionale. "On sait très bien qu'un enseignant ne se forme pas en trois mois, les étudiants représenteraient une solution transitoire", dit Mme Rouch.

La situation est souvent plus dramatique dans les régions rurales, soulignent les parents. "Il est plus facile de remplacer quelqu'un à Toulouse que dans le Comminges", dans le sud du département, dit Mme Rouch. Aux inégalités géographiques s'ajoutent les inégalités sociales: "Les parents aisés peuvent payer des cours particuliers", ce qui aggrave d'autant les inégalités déjà relevées par les enquêtes internationales de type Pisa, dit Hélène Rouch.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
éducation