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Action anti-pub à Toulouse aux abords du Canal du midi

Les militants du RAP à l'action samedi à Toulouse / © Jean-Luc Pigneux/France 3 Occitanie
Les militants du RAP à l'action samedi à Toulouse / © Jean-Luc Pigneux/France 3 Occitanie

Des militants du collectif Résistance à L'Agression Publicitaire (RAP) ont rhabillé samedi après-midi des panneaux publicitaires dans le centre de Toulouse, aux abords du canal du Midi, qui, selon eux, ne respectent pas le Règlement Local de Publicité (RLP).

Par VA.

Nouvelle action commando du RAP ce samedi après-midi, dans le centre de Toulouse aux abords du Canal du Midi.

C'est dans ce périmètre compris dans une zone de 30 mètres autour de chaque berge que l'association anti-pub a recensé plus de 30 panneaux selon elle illégaux.

Ses militants, munis de gros rouleaux de papier et de plastique, d'adhésif et de feutres se sont donc chargés de recouvrir ces panneaux.
les militants du RAP ont recouvert la trentaine de panneaux publicitaires qu'ils estiment illégale / © JL Pigneux/France 3 Occitanie
les militants du RAP ont recouvert la trentaine de panneaux publicitaires qu'ils estiment illégale / © JL Pigneux/France 3 Occitanie

Le RAP rappelle que le Règlement Local de Publicité, voté il y a plus de 7 ans, limite la place de la publicité dans certaines parties de la ville, notamment aux abords du Canal du Midi afin de protéger ce site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Or, constate l'association, "depuis 2011, tous les panneaux publicitaires sont illégaux à moins de 30 mètres des berges du canal et seul ceux installés sur un dispositif de mobilier urbain relatif aux transports en commun sont autorisés entre 30 et 100 mètres de chaque coté de ses berges".

"La loi avait prévu une période de mise aux normes pour les afficheurs publicitaires particulièrement longue, puisque ce n'est qu'à partir de l'été 2015 qu'ils sont devenus sanctionnables en cas de non respect du RLP de la ville de Toulouse", souligne-t-elle.

"Que la mairie semble avoir pris fait et cause pour les afficheurs publicitaires, c'est une chose. Mais que ce soit au point de refuser de faire appliquer ses propres règlements à leur avantage est inacceptable", dénonce le RAP, qui estime que cette publicité imposée "reste une agression mentale en plus d'une pollution visuelle".

Le RAP et la Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France (SPPEF) annoncent avoir déposé une plainte conjointe contre X.

Voir le reportage de Claire Sardain et Jean-Luc Pigneux :
 
 

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