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Aéroport de Toulouse-Blagnac : les opposants à la privatisation saisissent de nouveau la justice

Y aura-t-il un huissier lors de la prochaine assemblée générale de l'aéroport de Blagnac ? Les opposants à sa privatisation l'ont réclamé en référé lundi matin devant la Cour d'appel. Ils continuent à demander la publication du "pacte secret" qu'auraient passé l'Etat et le repreneur chinois
L'avocat des opposants à la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB), Me Christophe Leguevaques, a plaidé lundi matin devant la Cour d'appel de Toulouse un référé demandant à la fois la présence d'un huissier lors de la prochaine assemblée générale de l'aéroport, prévue le 20 octobre prochain, et la publication du pacte secret qui lierait, selon eux, l'Etat au repreneur chinois Casil.

Les opposants avaient été déboutés de leur première demande de plus de transparence le 20 septembre dernier à la suite d'un référé déposé lui par l'avocat d'ATB. 

Selon l'avocat d'ATB, suivi par les juges, il n'est pas possible d'octroyer le droit d'entrée à un étranger dans un conseil d'administration, sinon n'importe qui pourrait assister à n'importe quelle assemblée générale d'une société anonyme.

En revanche, pour l'avocat des opposants, l'Etat ne peut pas abandonner sa souveraineté à une société étrangère.

La Cour d'appel rendra sa décision le 18 octobre prochain, soit deux jours avant la date prévue de l'assemblée générale d'ATB.

La privatisation partielle d'ATB, quatrième aéroport régional français, avait été la première lancée par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie.


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