Alzheimer : un nouveau médicament capable de faire reculer les symptômes ?

© PHOTOPQR/LE COURRIER DE L'OUEST
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Le laboratoire Américain Biogen vient de déposer une demande de commercialisation d'un traitement contre la maladie d'Alzheimer. Au CHU de Toulouse, l'équipe de gérontologues a coordonné les essais de ce médicament pour l'Europe.

Par Xavier Marchand

Selon le site francealzheimer.org, d’ici 2020, notre pays comptera probablement 1 275 000 personnes malades d'Alzheimer.
De jour en jour, la maladie gagne du terrain : près de 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en france.
Mais bonne nouvelle, le laboratoire américain Biogen vient d'annoncer avoir développé un médicament capable de faire reculer les symptômes de la maladie.
Il s'appelle l'Aducanumab, ce traitement serait capable de désactiver une protéine clé de la maladie d'Alzheimer, la béta-amyloïde, qui s'accumule en plaques dans le cerveau des patients. L’amyloïde est une substance présente anormalement à l'extérieur des cellules, qui se dépose dans les organes et altère le fonctionnement. L'anticorps Aducanumab vise à éliminer l'amyloide et détruire les neurones dans la maladie d’Alzheimer.

Selon le professeur Bruno Vellas, responsable du gérontopole deToulouse et coordonateur des essais cliniques :

Dans la maladie d'Alzheimer, on accumule au niveau du cerveau une protéine anormale qui va constituer des plaques et des processus de dégénérescence. Depuis des années, on essaie de faire disparaître cette protéine amyloïde. Avec cet anticorps monoclonal, non seulement on arrive à faire disparaître ces plaques amyloïdes au niveau du cerveau mais on observe une amélioration des patients.

Si les preuves de son efficacité restent encore à confirmer, une demande d'autorisation de mise sur le marché a été déposée pour début 2020.

Si on traite les patients tôt, non seulement on espère ralentir mais peut-être stopper la maladie. Il faut attendre encore un peu, on a un résultat positif donc le laboratoire va présenter le médicament aux agences réglementaires américaines et européennes qui doivent décider d'homologuer ce traitement. Si tout va bien, d'ici un ou deux ans, le médicament devrait être commercialisé.
 

Retrouvez l'interview du professeur Bruno Vellas invité du 19/20 sur France 3 Midi-Pyrénées :
 

 

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