• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT

Le CHU de Toulouse cherche des anciens gros fumeurs pour une recherche sur la BPCO, la maladie du fumeur

La BPCO est la 5ème cause de mortalité dans le monde. / © Belpress/MaxPPP
La BPCO est la 5ème cause de mortalité dans le monde. / © Belpress/MaxPPP

Un nouveau traitement de la BPCO, la bronco-pneumopathie chronique obstructive, lancé par une société américaine, est à l'essai à partir du 1er septembre 2019. Le CHU de Toulouse fait partie des 40 centres sélectionnés dans le monde et recherche des anciens fumeurs volontaires pour y participer.

Par Marie Martin

La bronco-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) touche trois millions de fumeurs en France. Elle est la 5ème cause de mortalité dans le monde et concerne de plus en plus de femmes. On l'appelle la maladie du fumeur, qui obstrue les bronches de manière irréversible. Des traitements existent, qui améliorent les symptômes et peuvent ralentir la progression de la maladie mais aucun n'éradique complètement la maladie.

Une société américaine, Nuvaira, lance une étude internationale sur un traitement endoscopique de la BPCO. Un traitement non-médicamenteux, baptisé Airflow 3, qui consiste à introduire une sonde via un vidéo-endoscope par la bouche du patient et de pratiquer une thermolyse par radiofréquence dans les deux poumons. Afin de détruire - par la chaleur, donc - approximativement 50 % des nerfs bronchiques qui contrôlent la contraction des muscles bronchiques, anormale quand on est atteint de la BPCO.

L'étude permettra d'évaluer sur un premier groupe de patients l'efficacité de la dénervation pulmonaire associée au traitement classique de la BPCO, et de le comparer avec un deuxième groupe bénéficiant uniquement de ce traitement habituel.

Ces essais vont être menés un peu partout dans le monde. 40 centres ont été sélectionnés, 25 aux Etats-Unis, 2 au Canada, 13 en Europe dont 8 en France. Parmi ces derniers, le service de pneumologie du CHU de Toulouse et l'équipe du docteur Nicolas Guibert.

Pour les réaliser, le CHU a donc besoin de volontaires. Il faut pour cela :
  • être âgé de 40 à 75 ans
  • avoir cessé de fumer depuis deux ans au moins minimum
  • avoir eu au moins deux exacerbations dans l'année écoulée ou au moins une avec hospitalisation
  • suivre le traitement de fond conventionnel de la BPCO
  • présenter une saturation en oxygène supérieure ou égale à 89 % sans oxygène, un VEMS (volume maximal expiré en 1 seconde) entre 30 et 60 % et un indice de masse corporelle (IMC) entre 18 et 35. 
Les essais débuteront à partir du 1er septembre 2019. 

Sur le même sujet

De la source du Danube au Grau-du-Roi en kayak : une aventure de plus de 7 000 km

Les + Lus