Un collectif de médecins préconise l’utilisation de la vitamine D et du zinc pour prévenir les formes graves de la Covid

Peut-on prévenir les formes graves de la Covid grâce à la vitamine D et au Zinc ? La réponse est oui, selon un collectif de médecins, auteurs d’un manifeste destiné à alerter sur l’urgence de renforcer les défenses immunitaires des plus vulnérables face à l'épidémie.

"Et s’il existait un autre chemin" pour faire face à l’épidémie de Covid ? Pour un collectif de médecins, auteurs du manifeste intitulé "la quatrième voie", la réponse est oui. Pour eux, il existe une voie négligée par les autorités sanitaires qui permettrait pourtant de réduire les formes graves de Covid.

"Gagner la guerre" contre le virus en renforçant nos défenses immunitaires

Le docteur Eric Ménat fait partie du collectif "Laissons les médecins prescrire" et est l’un des auteurs du manifeste. Dans son cabinet, situé à Muret, près de Toulouse, il prescrit de la vitamine D aux patients qui présentent des carences. Ce traitement, préconisé uniquement sur ordonnance, est souvent associé à une cure de Zinc comme antiviral dont l’utilité a été démontrée par certaines études.

Nous avons une plus forte mortalité lorsque les gens sont carencés en vitamine D.

Pour affirmer l'utilité de la vitamine D, Eric Ménat et les autres auteurs du manifeste s’appuient sur différents travaux, dont une étude irlandaise spécifique à la Covid et citée par la prestigieuse académie de médecine.

"Certains disent que les études sont effectuées chez les personnes situées dans le nord de l’Europe" confie le médecin généraliste avant d’ajouter :

Dans les EHPAD, les résidents ne voient jamais le soleil. Plus de 80% d’entre eux sont carencés en vitamine D.

Remettre les médecins traitants au centre du processus de prise en charge des patients

Le collectif "Laissons les médecins prescrire" veut "remettre les médecins traitants au cœur du dispositif de lutte contre le coronavirus". Dans leur manifeste, ils s’adressent à leurs consœurs et confrères afin qu’ils agissent sans attendre nécessairement l'autorisation des autorités de santé.

Cela aurait été mieux que les autorités de santé fassent des recommandations.

"Certains confrères n’agissent pas tant qu’ils n’ont pas l’autorisation de le faire" regrette Eric Ménat.

Pas assez de prévention ?

"Beaucoup de médecins ne sont pas informés de tous les effets de la vitamine D" affirme Violaine Guérin, docteur et membre du collectif "Laissons les médecins prescrire". "En enseignement, on nous parle beaucoup de la vitamine D et de son impact sur l’os mais assez peu de son action immunomodulatrice" confie la professionnelle de santé.

En France, nous sommes beaucoup dans une médecine curative et pas toujours dans des approches de prévention, en tous les cas, pas assez.

Certains pays prennent les devants. En Grande-Bretagne, le gouvernement a officiellement demandé à ses agences de santé publiques de recommander l’utilisation de la vitamine D dans le cadre de la pandémie.

Pendant ce temps, en Occitanie, plusieurs députés ont signé une tribune "pour en finir avec le discours anti-vaccin". Alors que la campagne de vaccination doit débuter dès la fin de la semaine dans les Ehpad (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) pour ensuite s’étendre - étape par étape - au reste de la population. Bon nombre de Français restent réticents. 

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