Colocation : à Toulouse, une demande sur deux ne peut aboutir faute de logements disponibles

Image d'illustration / © MaxPPP
Image d'illustration / © MaxPPP

Si un T3 ou T4 sur deux est occupé par des colocataires en région toulousaine, le marché de la colocation ne peut répondre à plus de la moitié des demandes. C'est ce qui ressort d'une étude de l'union des syndicats de l'immobilier (UNIS). 

Par Fabrice Valery

Entre étudiants, entre jeunes salariés ou entre amis. La colocation d'appartements a le vent en poupe depuis des années. Dans les métropoles comme Toulouse où le marché immobilier est tendu et qui compte plus de 100 000 étudiants, la "coloc" permet aussi de diminuer la part logement dans le budget en divisant les frais.

Le succès de ce style de vie est telle, que l'union des syndicats de l'immobilier indique, suite à une étude menée avec ses adhérents toulousains, que 45 % à 55 % des demandes de colocation ne peuvent aboutir sur la métropole toulousaine. "La faute au manque de logements correspondants aux attentes des étudiants, indique l'UNIS, à savoir en majorité des T3 et surtout des T4 proches des moyens de transports". 

L'UNIS, qui avait mené le même type d'enquête en 2011, indique que cette proportion de demandes insatisfaites est en hausse. En revanche, ce qui est stable, c'est la part de logements locatifs occupés par des colocataires : 50 % des T3 ou T4 de la région toulousaine sont concernés par ce type de location. Le phénomène de s'est d'ailleurs pas amplifié malgré les grands programmes immobiliers récents à Toulouse (Borderouge, Ponts-Jumeaux, Montaudran", ces nouvelles résidences ne correspondant pas "aux attentes des colocataires"

Sur le même sujet

Les + Lus