Coronavirus : menace de plan social chez Derichebourg l'un des principaux sous-traitants d'Airbus à Toulouse

Le syndicat Unsa du secteur aéronautique de l'entreprise Derichebourg à Toulouse annonce que les salariés sont menacés par un plan social. Environ 700 personnes sur un total de 1 600. Selon ce syndicat, la direction propose de renoncer à certains acquis sociaux pour retarder ce plan. 

La crise liée au coronavirus touche particulièrement le secteur aéronautique. Un PSE menace les salariés de Derichebourg, sous-traitant d'Airbus à Toulouse.
La crise liée au coronavirus touche particulièrement le secteur aéronautique. Un PSE menace les salariés de Derichebourg, sous-traitant d'Airbus à Toulouse. © Eric Cabanis/AFP
La bourse ou la vie ? La méthode telle qu'elle est présentée par le syndicat Unsa ressemble à un choix digne d'un western. Le syndicat dénonce le chantage de l'entreprise Derichebourg Atis Aéronautique, en pleine épidémie de coronavirus. 
 

Un accord de performance collective envisagé

Ce mercredi 7 mai, la direction de ce sous-traitant d'Airbus installé à Blagnac, près de Toulouse, a proposé lors d'un CSE (Comité Social et Economique) en visio conférence un accord de performance collective.
Selon l'Unsa Aérien SNMSAC, il s'agirait pour les employés de renoncer à certains acquis sociaux, notamment le treizième mois et l'indemnité de transport. En contrepartie un plan social concernant 700 salariés (sur un total de 1 600) serait repoussé au mois de septembre, sinon il serait mis en place dès le mois de juin.

Contactée par courriel ce samedi, la direction de l'entreprise ne nous a pas encore répondu. 

Selon nos informations, un CSE extraordinaire réunissant syndicats et direction est bien prévu ce lundi 11 mai au sein de l'entreprise Derichebourg. Principal point à l'ordre du jour : le "retour sur la proposition d'accord de performance collective". Il va falloir voter sur le principe.
 

Comment sauver des emplois ?

"Le syndicat Unsa est contre", nous dit le délégué de l'entreprise, Philippe Faucard. "Nous voulons des chiffres, savoir combien d'argent rentre avec les bons de livraisons. Bien sûr en raison de la crise, il n'y aura plus de rentabilité pour les actionnaires mais l'entreprise peut vivre. Il y a d'autres métiers qui sont en train de voir le jour comme tout ce qui est lié au stockage." 


Du côté du syndicat majoritaire Force Ouvrière, la situation n'est pas analysée de la même manière.
Oui, il y a bien une menace de PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi)  nous confirme ce samedi Force Ouvrière et le chiffre de 700 emplois a bien été cité. Mais rien n'est encore décidé. "Les négociations n'ont pas encore commencé," indique Jean-Marc Moreau (FO) à France 3 Occitanie. "On travaille sur un éventuel accord mais aucun détail n'a été donné."  
Pour le secrétaire de FO, la direction a simplement annoncé que l'entreprise était en difficulté. Ce qui n'étonne personne en raison de la crise qui touche tout le monde et en particulier le secteur aéronautique.

Il va falloir voter sur le pincipe lundi : est ce que l'on part sur un accord de performance collective pour sauver un maximum d'emplois ou est ce que l'on va directement sur le PSE ?


Sur son site internet le groupe Derichebourg se présente comme un opérateur de référence sur le marché des services avec plus de 36 000 collaborateurs dans le monde répartis dans plus de 13 pays. 

 
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