Des experts made in Toulouse pour examiner le débris de l'avion retrouvé sur une plage de La Réunion

© MaxPPP/Frédéric Scheiber
© MaxPPP/Frédéric Scheiber

Ils sont des références en la matière. Des experts toulousains basés à Balma (31), vont analyser le débris d'avion retrouvé à La réunion (sans doute un  morceau du Boeing 777 de la Malaysia Airlines). La pièce arrivera samedi. Coup de projecteur sur ces experts qui font parler les morceaux d'avions.

Par Pasacle Lagorce avec AFP

Le laboratoire de Toulouse (basé à Balma) chargé d'analyser le débris qui pourrait provenir du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu en mars 2004 est une structure dépendant du ministère de la Défense, experte dans les investigations techniques après des accidents d'avions. Le centre « Techniques aéronautiques » de la Direction générale de l’armement du ministère de la Défense (DGA Techniques aéronautiques) a été saisi par le juge du tribunal de grande instance de Paris, en charge d’une enquête sur la disparition du vol MH 370, pour une expertise sur les débris d’avion retrouvés près de l’île de la Réunion. Ce laboratoire unique en France sera chargé de faire parler ce débris d'avion qui arrivera samedi dans les locaux toulousains. Les premières analyses pourront commencer mercredi. Dans un premier temps, il s'agira de vérifier le numéro de série figurant sur cette pièce (d'à peine deux mètres). Ensuite avec des techniques très sophistiquées, les experts toulousains étudieront les déformations de ce morceau d'aile, pour avoir un début d'explication sur les causes du crash : déformation en vol suite à une explosion ou déformation au contact de l'océan au moment du choc.
La DGA TA - Délégation générale de l'armement Techniques aéronautiques - a notamment analysé quelque 650 débris du vol d'Air France assurant la liaison Rio-Paris AF 447 retrouvés après l'accident qui avait fait 228 morts le 1er juin 2009.
Des experts made in Toulouse pour examiner le débris de l'avion retrouvé sur une plage de La Réunion
Les débris du vol Rio/Paris analysés à Toulouse en 2009
Principal centre européen d'essais au sol d'aéronefs civils et militaires, il s'appelait alors Centre d'essais aéronautiques de Toulouse (CEAT). Créé en 1949, il a été rebaptisé début 2010 dans le cadre d'une restructuration de la DGA.
Selon son site internet officiel, le centre procède notamment aux "investigations après accidents ou incidents sur matériaux, cellules et systèmes". Il est également spécialisé dans "les analyses du comportement mécanique des structures en statique, fatigue et dynamique".
Parmi ses autres missions figurent le suivi des flottes en service, l'analyse et évaluation du comportement des systèmes, des sous-systèmes et des armes et munitions face aux agressions électromagnétiques, l'analyse de la sûreté de fonctionnement des systèmes et logiciels embarqués et l'analyse des performances et expertise des matériaux pour applications structurales et moteurs.
La pièce qui proviendrait du Boeing de Malaysia Airlines (il pourrait s'agir d'un flaperon de B777) a été retrouvée mercredi sur la côte de l'île française de La Réunion. Le BEA a été saisi pour coordonner les enquêtes française et internationale sur la disparition - toujours inexpliquée - du vol MH370 le 8 mars 2014 avec 239 personnes à bord. Ce débris long de deux mètres retrouvé mercredi sur une plage de l'île, dans l'ouest
de l'océan Indien, partira vendredi soir à 21H15 locales (19H15 heure de Paris) vers Paris-Orly par "un vol commercial d'Air France (AF671) qui doit atterrir à 06H20" (heure de Paris) samedi, ont indiqué plusieurs sources aéroportuaires. Il sera acheminé dans la journée par la route à Toulouse, 
selon des sources proches du dossier. Il sera expertisé "la semaine prochaine" sans doute à partir de mercredi.
Environ 600 personnes travaillent sur ce site de la DGA TA, situé à Balma, dans la proche banlieue de Toulouse (31).

Sur le même sujet

Les + Lus