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Happening à Toulouse pour dénoncer le géant de l'agro-chimie Bayer-Monsanto

Les manifestants anti-Monsanto lors de leur happening à Toulouse / © Julie Valin/France 3
Les manifestants anti-Monsanto lors de leur happening à Toulouse / © Julie Valin/France 3

Comme partout dans le monde, un rassemblement a eu lieu à Toulouse pour dénoncer les activités du géant de l'agrochimie Bayer-Monsanto et réclamer un autre modèle agricole. Une cinquantaine de manifestants s'est allongée pour symboliser les morts liées selon eux à l'utilisation des pesticides.

Par Vincent Albinet

Voir le reportage de julie valin et de Jean-Pierre Duntze :



C'est la septième fois qu'une journée mondiale de rassemblements, de marches et d'actions non-violentes était organisée pour protester "contre les industriels de l’agrochimie, en particulier Bayer/Monsanto, qui empoisonnent notre planète".

A Toulouse, ils étaient une cinquantaine de personnes réunies square Charle De Gaulle à l'appel des Amis de la Terre, des jeunes écologistes, de Stop pesticides, de Greenpeace, d'Attac, des faucheurs volontaires, de Campagne glyphosate Toulouse et du Collectif anti OGM31. Les manifestants, certains revêtus d'une combinaison blanche et brandissant des pulvérisateurs, d'autres déguisés en abeilles, se sont rassemblés autour d'une banderole proclamant "Baysanto et cie, dégagez".  "Terre morte", "stop aux pesticides", lisait-on sur d'autres panneaux.  Empêchés par la police de rallier la préfecture, les manifestants se sont allongés sur place, puis ont réitéré l'opération devant le monument aux morts, pour symboliser les morts liées selon eux à l'utilisation des pesticides.

"Monsanto est un vendeur de mort depuis toujours, de l'agent orange aux plantes OGM, mais ils n'est pas le seul, c'est contre toute l'industrie agrochimique que nous sommes là", expliquait Magali Lauriot, une militante de 54 ans. 
   
"Bayer/Monsanto est le symbole de tout un système industriel qui nous impose un modèle d’agriculture dévastateur. Une agriculture à qui on impose les semences génétiquement modifiées et les pesticides de synthèse qui stérilisent la terre. Non content d’asservir les agriculteurs et de ruiner notre santé, cette industrie s’approprie le vivant", dénoncent les organisations ayant appelé à manifester.

"La presse d’investigation a révélé les fraudes de l’agro-industrie qui falsifie des études scientifiques et tente de discréditer les scientifiques qui étudient leurs produits pour faire prolonger leurs autorisations" expliquent-elles.

"L’urgence environnementale n’est plus à démontrer. L’effondrement massif des populations d’insectes est reconnu par tous. Nous devons donc nous mobiliser et ne pas économiser notre énergie pour dénoncer l’extrême gravité de la situation", ajoutent-elles.

Elles appellent donc à une révolution des pratiques de l'agriculture, qui "doit respecter la planète et tous ses habitants".

"Tous les citoyens doivent demander l’interdiction immédiate de tous les pesticides de synthèse dangereux, en particulier le glyphosate. Nous devons exiger que les aides et les politiques publiques favorisent une agriculture de proximité, saine et responsable", préconisent les organisateurs du rassemblement. 
 

Les forces de l'ordre interviennent à Trèbes pour déloger une 40è de faucheurs volontaires de l'usine Monsanto

Une quarantaine de Faucheurs volontaires ayant investi vendredi matin l'usine Monsanto de Trèbes (Aude), dénonçant la commercialisation par le groupe "de semences de colza contaminées par du colza transgénique", ont été délogés en fin d'après-midi par les forces de l'ordre.

"Ils ont lâché des gendarmes mobiles par hélicoptère sur le toit" où des militants étaient montés, selon Dominique Masset, l'un des Faucheurs volontaires, selon qui une compagnie de CRS était également présente.
    
L'opération visait à protester contre la diffusion en France de colza contaminé "vendu par Monsanto sous la marque Dekalb à l'insu des agriculteurs", selon Jacques Dandelot, 69 ans, l'un des porte-parole des Faucheurs Volontaires. 
    
Selon eux, ces lots de semences, du colza DK Exception Dekalb contaminé par la semence transgénique GT 73 résistante au glyphosate, ont été commercialisés en France, en Allemagne, en République Tchèque et en Roumanie.
    
Durant l'occupation de l'usine, les manifestants ont "trouvé des sacs" de ces semences, a affirmé Dominique Masset. 
    
"C'est incompréhensible que cette semence contaminée importée d'Argentine et d'Espagne soit commercialisée en France", a jugé Jacques Dandelot.
    
Les manifestants ont déployé une banderole sur une façade de l'usine sur laquelle on pouvait lire : "Contamination en cours: 20.000 hectares en France de colza OGM".
    
Dans la matinée, les Faucheurs avaient demandé à voir l'un "des responsables du site Monsanto et un représentant du ministère de l'Agriculture", requête non satisfaite selon Dominique Masset.
 

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