Harcèlement de rue : réactions à Toulouse suite à l'annonce d'une amende pour outrage sexuel

Beaucoup de femmes parlent ouvertement désormais du harcèlement qu'elles subissent au quotidien dans la rue ou dans les transports / © France 3 Occitanie
Beaucoup de femmes parlent ouvertement désormais du harcèlement qu'elles subissent au quotidien dans la rue ou dans les transports / © France 3 Occitanie

La secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes estime qu’il y a urgence à adopter le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles suite à l'agression d'une jeune femme à Paris. Cette loi a été adoptée en mai à l'assemblée.

Par Christine Ravier

"L’enjeu est grave : c’est celui de la liberté des femmes de circuler librement dans l’espace public", estime la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa. Elle dit vouloir faire de la lutte contre le harcèlement de rue "la grande cause de ce quinquennat".

Après l’agression à Paris d’une jeune femme, frappée au visage pour avoir insulté l’homme qui la harcelait, la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes veut accélérer l'adoption de son projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles.   
 

Une question d'éducation


Elle veut qu'une répression soit effective dès l'automne. Les "outrages sexuels" seront sanctionnés par une amende de 90€ à 750€. Cette mesure semble appréciée des femmes et des hommes que nous avons rencontrés, même si certains pensent qu'il s'agit avant tout d'une question d'éducation.
Harcèlement de rue : réactions à Toulouse suite à la prise de position du gouvernement

Pour les avocates Stella Bisseuil et Agnès Caséro que nous avons contactées, cette nouvelle loi n'apportera rien, au contraire. D'une part, les dispositions légales existent déjà contre les violences telles que celle qu'a dénoncée la jeune parisienne.

En outre, cette mesure a peu de chance d'être appliquée... Des violences plus graves que subissent les femmes sont déjà prises en compte avec difficulté par policiers et magistrats, etime Me Stella Bisseuil.
 

D'autres priorités


Quant à Me Agnès Caséro, elle pense que la priorité est à des sujets plus brûlants, notamment la lutte contre les discriminations et les violences que subissent les femmes dans certains quartiers.

Du côté d'Osez le féminisme, Alyssa Ahrabare expliquait sur notre plateau, dès l'annonce de cette nouvelle loi en mars dernier, l'impérieuse nécessité de revoir l'éducation des garçons et des filles.
Alyssa Ahrabare, présidente d'Osez le féminisme, réagissait dès l'annonce du projet de loi sur notre plateau




 



 

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