Haute-Garonne : du fumier déposé devant la préfecture et des permanences LREM par des agriculteurs anti-CETA

A l'initiative de la FDSEA 31, des agriculteurs ont mené des actions coup de poing, devant la préfecture de Haute-Garonne, et deux permanences LREM à Toulouse dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils ont déversé plusieurs tonnes de fumier, pour protester contre l'accord de libre-échange du CETA
Des tonnes de fumier, déversées devant la préfecture de Haute-Garonne
Des tonnes de fumier, déversées devant la préfecture de Haute-Garonne © Christophe Neidhart/FTV
Les agriculteurs ne lâchent rien. Dans la nuit de jeudi à vendredi, à l'initiative de la FDSEA 31, une vingtaine d'entre eux ont déversé du fumier devant les permanences LREM des députées Monique Iborra et Corinne Vignon, ainsi que devant la préfecture de Haute-Garonne.

Fumier et parpaings

Depuis un peu plus d'une semaine, ce genre d'action symbolique se multiplie devant des locaux de députés LREM qui ont voté en faveur du projet de loi de ratification du CETA. Un accord de libre-échange, entre l'UE et le Canada auquel de nombreux agriculteurs sont farouchement opposés.
 
Dans la nuit de jeudi à vendredi, ce ne sont pas moins de 20 tonnes de fumier qui ont été déposées devant le bureau de la députée Monique Iborra à Tournefeuille. Les agriculteurs en ont aussi déposé devant la préfecture, et ils ont muré, à l'aide d'une quinzaine de parpaings l'entrée de la permanence de la députée Corinne Vignon. 
 
Les agriculteurs ont muré l'entrée de la permanence LREM de Corinne Vignon
Les agriculteurs ont muré l'entrée de la permanence LREM de Corinne Vignon © Christophe Neidhart/FTV

D'autres actions dans les prochains jours 

"Il faut que les députés assument leurs actes", a revendiqué Luc Mesbah, secrétaire adjoint de la FDSEA 31. Un peu plus tôt dans la semaine, les députés de Haute-Garonne avaient été conviés à une discussion avec les agriculteurs autour du CETA. Mais aucun n'a répondu à l'appel et ne s'était déplacé. Un manque de considération qui a déclenché la colère des agriculteurs.
 
Avec la mise en place du CETA, les agriculteurs craignent la forte concurrence des produits canadiens, qui ne sont pas soumis aux mêmes normes que les produits français.

Avec le CETA, la sécurité alimentaire dans l'assiette des français ne sera plus garantie, a asséné Luc Mesbah.

D'autres actions devraient avoir lieu dans les prochains jours. Les agriculteurs ont prévu de rendre visite à tous les députés du département qui se sont prononcés en faveur du CETA. Même s'ils attendent toujours de pouvoir discuter avec eux.



 
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