Haute-Garonne : le collectif Vertige propose une expo photo sur Porto en pleine forêt à Puysségur

Le collectif de photographes toulousain Vertige propose une nouvelle exposition installée dans la forêt à Puysségur en Haute-Garonne. Parmi les villes européennes dans son viseur, avec la série intitulée "Au-delà des frontières", le collectif a fait cette fois-ci le choix de Porto.
"Montrer l'Europe telle que nous la voyons, ou pensons la voir ou la rêvons peut-être", telle est l'ambition du collectif Vertige.
"Montrer l'Europe telle que nous la voyons, ou pensons la voir ou la rêvons peut-être", telle est l'ambition du collectif Vertige. © Vertige

Après une expo au jardin Raymond VI à Toulouse en mai, dans le cadre de la semaine de l'Europe, le collectif de photographes toulousains Vertige expose en Haute-Garonne.

Au détour d'un sentier, en forêt, le visiteur pourra découvrir à partir de ce samedi 26 juin, leurs regards croisés sur la ville de Porto, son architecture, ses habitants.

Dans une forêt majestueuse et paisible, le spectateur chemine et son esprit voyage...
Dans une forêt majestueuse et paisible, le spectateur chemine et son esprit voyage... © Clémentine Huault

Cette ville du nord du Portugal est la cinquième cité européenne visitée par le collectif dans un esprit d'ouverture, de "mise à distance, imprévisibilité et subjectivité, élaboration patiente mais improvisée qui laisse place à l'inattendu des scènes de vie comme à la surprise des architectures et des lumières qui leur donnent formes et sens", explique Jean-Luc Aribaud, président de l'association fondatrice du collectif.

Des scènes de rue s'offrent au spectateur, spontanées, inattendues.
Des scènes de rue s'offrent au spectateur, spontanées, inattendues. © Clémentine Huault

L'objectif du collectif : "montrer l’Europe telle que nous la voyons ou pensons la voir ou la rêvons, peut-être. Avec l’envie de laisser une trace, un témoignage durable comme un état des lieux de ce drôle de territoire qui n’en finit pas de se chercher".

Des instants fugitifs, un focus subjectif qui enrichit notre façon de regarder...
Des instants fugitifs, un focus subjectif qui enrichit notre façon de regarder... © Clémentine Huault

Les photographes du collectif ont fait le choix de partir chaque année dans une ville de province d'un des pays de l'Union européenne et d'en ramener une moisson de vie saisie sur l'instant...

"Une philosophie de la rencontre spontanée"

"Une errance et un hasard absolument assumés, une apologie de la marche en milieu urbain, une philosophie de la rencontre spontanée et inattendue : une autre manière de voir, non formatée, libre comme la poésie ordinaire que nous revendiquons" poursuit avec des mots aussi évocateurs que ciselés Jean-Luc Aribaud.

"Des figures sculptées par cette lumière coupante et contrastée, idéale pour des objectifs en quête de surgissement".
"Des figures sculptées par cette lumière coupante et contrastée, idéale pour des objectifs en quête de surgissement". © Clémentine Huault

A Porto, les photographes ont été inspirés par "des figures multiples et comme étonnées d'être présentes au monde, légères ou graves dans le clair-obscur des ruelles, lisses ou marquées par la vie difficile et abrupte comme les rives du fleuve généreux ; des figures sculptées par cette lumière coupante et contrastée, idéale pour des objectifs en quête de surgissement".

Le lieu suscite une déambulation poétique au-delà de toute notion d'espace et de temps.
Le lieu suscite une déambulation poétique au-delà de toute notion d'espace et de temps. © Clémentine Huault

L'artiste Karine Sancerry s'est associée à ce périple en date d'avril 2019. L'exposition a lieu jusqu'au 3 octobre au sein de la forêt du camping Namasté de Puysségur, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Toulouse. Cliquez ici pour voir le reportage de Christine Ravier, Eric Foissac et Anne Amsili en vidéo.

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