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Jean-Luc Moudenc furieux après les propos d'Arnaud Montebourg sur la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac

Arnaud Montebourg entend revenir sur la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac s'il est élu président de la République en 2017. Une prise de position qui a fait plus qu'agacer le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc.
C'est peu dire que Jean-Luc Moudenc a peu goûté la récente prise de position d'Arnaud Montebourg sur l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Le candidat à la primaire de la gauche a annoncé que s'il était élu président, il reviendrait sur sa privatisation. Le maire (LR) de Toulouse dénonce "une véritable imposture" et rappelle, comme nous l'écrivions lundi qu'Arnaud Montebourg a lui-même initiée cette privatisation, il y a deux ans, en tant que ministre de l'Economie.  

"Quel culot !" s'exclame aujourd'hui Jean-Luc Moudenc dans un communiqué de presse. "Je tiens en effet à rappeler qu’en juillet 2014, lorsqu’il était ministre de l’Économie, c’est lui qui avait décidé, de concert avec son collègue Michel Sapin, de céder la participation de l’Etat au capital de la société Aéroport Toulouse-Blagnac ! Emmanuel Macron avait ensuite procédé à la vente elle-même, aboutissement du processus lancé par Arnaud Montebourg".

"Maintenant que la vente a eu lieu, et sentant bien qu’il doit donner des gages à l’aile gauche du PS en vue de la Primaire socialo-socialiste, M. Montebourg prétend qu’il était contre. Il se déclare proche du peuple mais n’hésite pas à prendre les gens pour des imbéciles !" Et de reproduire le communiqué de presse co-signé à l'époque par Michel Sapin et Arnaud Montebourg :

Une déclaration équivoque de l'ancien ministre de l'économie

Arnaud Montebourg a déclaré lundi au micro de Public Sénat et de Sud Radio qu'il reviendrait sur la décision de privatiser l'aéroport de Blagnac s'il était élu président de la république en 2017. Il a déclaré qu'il n’avait pas "accepté qu’on l’ait privatisé (…) c’est-à-dire qu’on soit passé à 49 %, qu’on ait donné la direction de cet aéroport à une entité privée, ce qui pose un problème. 
Avant d'ajouter : "je reviendrai sur cette décision, d'abord parce que la première décision qu'ont prise les investisseurs chinois c'est de vider la trésorerie (...) de la société d'exploitation de l'aéroport, ce n'est pas acceptable". Le groupe chinois Casil Europe a acquis 49,99% du quatrième aéroport régional
de France
lors d'une privatisation partielle l'an dernier. Et en octobre dernier, les actionnaires de l'aéroport ont décidé de se reverser 15 millions d'euros de dividendes. Une partie non-négligeable des 67 millions d'euros de réserves financières mises de côté par les collectivités locales et l'Etat durant les années qui ont précédé cette privatisation partielle et une décision qui a provoqué un tollé dans la région. Les opposants à la privatisation ont alors dénoncé "un pillage des réserves". 
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