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L'aéroport de Toulouse-Blagnac intéresse des groupes étrangers

© MaxPPP
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L'aéroport de Toulouse, en cours de privatisation, n'intéresse pas uniquement des sociétés françaises comme Aéroports de Paris (ADP) et Vinci. Il est également convoité par des étrangers comme l'allemand AviAlliance, l'australien Macquarie ou l'espagnol Ferrovial.

Par VH avec AFP

Tous les candidats à la participation à la privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac avaient jusqu'au 15 septembre pour formuler une offre. L'Agence de participations de l'Etat (APE) les a depuis informés de leur éventuelle présélection, afin qu'ils puissent remettre le détail de leurs propositions financières d'ici le 31 octobre. "Nous annoncerons le résultat de l'appel d'offres après le 31 octobre", a simplement déclaré une porte-parole de l'APE, refusant de confirmer la liste des noms circulant ces derniers jours.

Le candidat retenu, qui doit être désigné début novembre, rachètera 49,99% du capital de Toulouse-Blagnac (cinquième plateforme aéroportuaire française) à l'Etat, avec la possibilité d'acquérir 10% supplémentaires dans trois ans. La chambre de commerce et d'industrie conservera 25% des actions, les 15% restant aux mains des collectivités.

La privatisation de l'aéroport permettra au gouvernement de renflouer ses caisses. Aucun montant n'a toutefois été avancé pour le moment. Le gouvernement avait déjà cédé l'année dernière 9,5% d'ADP au profit du groupe de BTP Vinci et de l'assureur Predica, une opération qui lui a rapporté 738 millions

Des groupes étrangers dans la course

"AviAlliance participe au processus de privatisation en cours de l'aéroport de Toulouse", a confirmé de son côté un porte-parole du groupe allemand, sans plus de commentaires sur le processus de présélection.

Le groupe espagnol de BTP et de services espagnol Ferrovial aurait, lui, présenté une offre en partenariat avec la société d'investissement française Ardian, a indiqué une des sources proches du dossier. Ferrovial, premier actionnaire de l'aéroport britannique Heathrow, comme Ardian se sont toutefois refusé à tout commentaire.

Chez Macquarie, la discrétion est aussi de rigueur : "Nous ne commentons pas à ce stade", a déclaré laconiquement le porte-parole du groupe australien déjà très présent dans le secteur aéroportuaire à l'échelle de la planète. En France, Macquarie France, filiale de la banque australienne du même nom, est par ailleurs présente au capital des Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR).

La presse fait également état d'un intérêt du groupe d'ingénierie et de construction canadien SNC Lavalin, qui pour l'heure, n'était pas joignable.

Des offres françaises égalerment

Côté français, ADP, gestionnaire des aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, a déposé une offre avec Predica (Groupe Crédit Agricole). Son PDG, Augustin de Romanet, a souligné à plusieurs reprises le dynamisme de Toulouse et sa région grâce à trois pôles d'activité reconnus : l'aéronautique grâce au rayonnement de l'avionneur européen Airbus, l'agroalimentaire et le pôle de recherche médicale axée sur la lutte contre le cancer.

Enfin, Vinci, en partenariat avec CDC Infrastructure (filiale de la Caisse des dépôts) et EDF Invest, est également candidat. 

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