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Les cheminots manifestent à Toulouse

Les cheminots se sont rassemblés devant la Préfecture de Haute-Garonne à Toulouse. / © Corinne Lebrave / France 3 Midi-Pyrénées
Les cheminots se sont rassemblés devant la Préfecture de Haute-Garonne à Toulouse. / © Corinne Lebrave / France 3 Midi-Pyrénées

Entre 300 à 400 cheminots ont manifesté ce mardi à la mi-journée à Toulouse. A l'appel de la CGT, ils se sont rassemblés devant la Préfecture de la Haute-Garonne. 

Par LB avec AFP

Entre 300 et 400 cheminots se sont rassemblé ce mardi devant la Préfecture de la Haute-Garonne à Toulouse, à l'appel de la CGT. Le syndicat voulait organiser un rassemblement interprofessionnel et il appelait également les intermittents, chômeurs, intérimaires et agents hospitaliers à manifester tous ensemble pour défendre les services publics ferroviaire et hospitalier et dénoncer l'accord Unedic que décrient les intermittents. L'appel se voulait plus généralement comme un "front du refus" face à la politique d'austérité du gouvernement.

Au final, seuls les cheminots auront répondu présent, alors que leur mouvement vient d'être reconduit pour 24 heures et que le texte portant sur la réforme ferroviaire doit être étudié à partir de ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale.

14,1% de grévistes au niveau national​

Ce mardi, le taux de grévistes au niveau national est sensiblement le même qu'hier : 14,1%, selon la direction de la SNCF qui se refuse à donner des chiffres régionaux. Elle note "une décroissance" du mouvement "chez les conducteurs et les contrôleurs" où la grève est la plus fortement suivie, ce qui va permettre "une très nette amélioration du trafic mercredi".  

Un projet de loi étudié à l'Assemblée jusqu'à jeudi

Les parlementaires entament jusqu'à jeudi l'examen du texte de loi qui vise à stabiliser la dette de 44 milliards d'euros du secteur ferroviaire et à préparer son ouverture totale à la concurrence. Le projet prévoit de regrouper dans une holding publique la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Une "réunification de façade" qui ne résout pas l'endettement, estiment la CGT et SUD-Rail. La CGT souhaite "un service public unifié", a rappelé son leader, Thierry Lepaon, qui a accusé le gouvernement et la SNCF de "mentir" aux Français. Aux yeux de la CGT et de Sud Rail, "le projet de loi demeure fortement néfaste" pour le service public et les cheminots en dépit des "engagements" du gouvernement qui ont conduit la semaine dernière à un accord avec l'Unsa et la CFDT.

Une grève impopulaire, selon un sondage

Plus des trois quarts des Français se disent opposés à cette grève, la plus longue depuis 2010 à la SNCF, selon un sondage. Exaspérée, la direction de la SNCF fait ses comptes: la grève a coûté mardi 100 millions d'euros, entre le manque à gagner des trains ne circulant pas et l'indemnisation exceptionnelle des voyageurs abonnés (une baisse de 33% du coût des abonnements TER sera mise en place dès le mois de juillet) .

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