"Les gens pourront nous voir sourire" : dès lundi, les masques tombent dans les lieux clos soumis au pass vaccinal en Occitanie

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Le ministère de la Santé a mis en avant "l’amélioration de la situation", précisant malgré tout que la levée de cette restriction ne s’appliquerait pas dans les transports. En Occitanie, si la nouvelle réjouit, en coulisses, les personnels des structures concernées gardent la tête froide.

Deux ans jour pour jour après le premier cas de Covid-19 apparu en Occitanie, le 27 février 2020, la région s'apprête-t-elle enfin à voir le bout du tunnel ? Si l’Agence régionale de santé appelle à la prudence, elle relève tout de même, dans son bilan du vendredi 25 février, une baisse des contaminations et des hospitalisations. Constatée sur tout le territoire, l’amélioration de la situation a conduit à ce nouvel allègement des restrictions dès le lundi 28 février.

"Le port du masque en intérieur sera maintenu dans les transports et les lieux clos non soumis au pass vaccinal. Dans les autres lieux clos soumis au pass vaccinal, le port du masque ne sera plus obligatoire", a détaillé le ministère de la Santé dans un communiqué, le 11 février dernier.

"On va retrouver un peu d’humanité"

A Lourdes, la nouvelle tombe à point nommé, deux semaines après la réouverture du sanctuaire et de la grotte. "C’est un vrai soulagement", confirme une serveuse du restaurant basque "Au Piment Rouge", situé à un kilomètre à pied du sanctuaire, haut-lieu de pèlerinage pour les catholiques.

Davantage de clients en perspective ? Pas nécessairement, "car il faudra toujours présenter son pass vaccinal", nuance-t-elle. Mais une délivrance pour les clients comme pour les professionnels. Car eux aussi pourront faire tomber le masque. "C’est difficile de le porter plusieurs heures d’affilée. Et puis, les clients pourront nous voir sourire, voir l’expression de notre visage… On va retrouver un peu d’humanité", se réjouit-elle.

A la Halle aux Grains à Toulouse, côté technique, on accueille aussi la nouvelle avec enthousiasme. "C’est un confort en plus", se réjouit Quentin de Slepowron, chef d’équipe incendie, obligé lui aussi de porter le masque sans discontinuer. "Le masque a changé beaucoup de choses dans le milieu professionnel. Notamment vis-à-vis de l’approche que l’on peut avoir des gens. Globalement, ici, on est content."

Pragmatisme

D’autres préfèrent rester lucides. "On a eu le cas à l’automne. On a pu retirer le masque, et puis l’obligation est revenue", souligne Frédéric Hoblingre, assistant de direction et projectionniste au cinéma d’art et d’essai l’American Cosmograph à Toulouse. "On est un peu dans le flou. On peut s’attendre plus tard à une relance du port du masque si l’épidémie redécolle… C’est plus agréable pour tout le monde de pas le porter au quotidien, mais il faut rester prudents."

"Peut-être que ça poussera les gens à se réhabituer à la salle", relève-t-il tout de même. "Le masque, on le porte toute la journée quand on travaille, c’est dur. Les spectateurs, ça va les libérer un peu. Même si ce n’est pas l’unique frein à la venue des gens. Il y a plusieurs facteurs : le pass vaccinal, la pléthore de films à l’affiche… On verra bien demain !"

Matthieu Bedaride, administrateur du café-théâtre L’Espace V.O à Montauban, préfère quant à lui se rappeler "des vraies choses positives" plutôt qu’être simplement "content qu’une chose négative soit arrêtée". Du côté de son équipe, "la transition se fera en douceur" : "j’ai toujours un paquet de masques d’avance à l’entrée pour les spectateurs et nos équipes techniques. Nous, on va continuer à le porter sur la base du volontariat, on l’enlèvera petit à petit."

"Dans les théâtres et les cinémas, il n’y a jamais eu de cluster, donc pour nous ces restrictions étaient un peu injustes", rappelle-t-il. D’autant qu’avec ou sans masque, il constate toujours un net recul de la fréquentation des théâtres, même si les chiffres tendent à s’améliorer ces dernières semaines : "notre problème actuellement, c’est surtout de faire revenir les gens dans les salles", conclut-il.

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