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Les salariés toulousains d'Auchan-Direct se battent pour leur avenir après l'incendie et la fermeture du dépôt

L'intérieur du bâtiment est entièrement dévasté / © Pascale Lagorce France 3 Midi-Pyrénées
L'intérieur du bâtiment est entièrement dévasté / © Pascale Lagorce France 3 Midi-Pyrénées

Abasourdis par l'incendie du dépôt d'Auchan-Direct en avril dernier, les salariés toulousains de l'entreprise de livraisons de courses ont également appris que l'activité cessait à Toulouse. Licenciés, ils veulent un traitement au-delà du simple minimum légal. 

Par Fabrice Valery

Quel avenir pour les 29 salariés d'Auchan-Direct, qui a décidé de cesser son activité à Toulouse après l'incendie de son dépôt en avril dernier ? L'entreprise a proposé plusieurs types de reclassement (mobilité au sein du groupe à Toulouse ou dans d'autres régions) aux salariés mais à une écrasante majorité ceux-ci les ont refusés (soit parce qu'il s'agissait de mobilité géographique, soit parce que les conditions salariales étaient inférieures à leurs traitements actuels). 

"On sait que nous allons être licenciés, raconte l'un d'entre eux, sans doute en novembre, et on exige des indemnités au-delà du minimum légal". Pour ces salariés qui ont déjà subi l'incendie de leur entreprise et doivent maintenant faire face à un plan social, les conditions proposées par la direction sont trop rudes. "En juin, on a rencontré la direction, dit l'un d'eux. On nous a expliqué que la filiale Auchan-Direct comptant moins de 1000 salariés, nos conditions de départ seraient plus avantageuses. Or en août, c'est uniquement le cabinet de reclassement qui nous a contacté et on a alors appris que nous étions pris en charge par le groupe Auchan, plus important, mais à des conditions bien moins avantageuses pour nous". La direction d'Auchan nous a précisé qu'un représentant de la direction des ressources humaines du groupe avait rencontré les salariés toulousains en septembre. 

Le 16 avril dernier, un incendie, a priori accidentel, avait ravagé l'entrepôt toulousain. Certes, les salariés ont été payés depuis ce jour, alors que l'activité était à l'arrêt. Mais ils auraient voulu que l'entreprise redémarre et savent aujourd'hui que ce ne sera pas le cas. Ils veulent donc partir dans les meilleures conditions possibles. "Certains ont des enfants, une famille, des crédits sur la voiture ou la maison, expliquent-ils. Il faut que Auchan finance des formations pour que l'on ne reparte pas de zéro. On a besoin de ça pour se relancer sur le marché du travail". 

Contactée par France 3 Midi-Pyrénées le 18 septembre dernier, la direction de l'entreprise a confirmé la fermeture du site de Toulouse. Un porte-parole a expliqué qu'après l'incendie la direction avait décidé de ne pas rouvrir l'entrepôt à Toulouse parce que les travaux auraient représenté un coût trop important, mais aussi parce que la concurrence sur le secteur du drive s'étaient renforcée. 

"On pouvait reprendre l'activité et même la développer, répliquent les salariés. A l'échelle de l'entreprise, on avait la meilleure qualité de service, la meilleure relation-clients. On a quand même l'impression que l'incendie arrange bien l'entreprise".

De son côté, la direction précise que "l'entreprise continue à travailler pour proposer des offres valables d'emploi au sein d'auchandirect ou de Groupe Auchan. Les modalités de reclassement (congés de reclassement, formations, prise en compte de différentiels de rémunération pour aider à la mobilité...) sont en cours de discussion".

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