Levothyrox : Merck ne prévoit pas de fournir l'ancienne formule au-delà de 2018

Les laboratoires Merck prévoient d'arrêter de distribuer l'ancienne formule du Levothyrox en 2018. / © MAXPPP
Les laboratoires Merck prévoient d'arrêter de distribuer l'ancienne formule du Levothyrox en 2018. / © MAXPPP

Le laboratoire allemand Merck Serono ne prévoit pas de distribuer l'ancienne formule du Levothyrox au-delà de 2018, alors qu'elle doit
être progressivement remplacée dans les pays européens au cours de l'année. En région toulousaine, des malades continuent de réclamer l'ancienne formule. 

Par Marie Martin

"Nous n'allons pas éternellement réimporter" en France, a prévenu Thierry Hulot, le patron des activités biopharmaceutiques de Merck Serono en France, précisant qu'une nouvelle importation était prévue très prochainement pour que le pays puisse tenir jusqu'à mars.

Cette annonce ne devrait pas rassurer les milliers de malades qui se plaignent depuis des mois des effets secondaires indésirables de la nouvelle formule du Levothyrox.
Dans la région toulousaine, où des collectifs de malades se sont montés, des actions en justice sont engagées. Parallèlement, les malades continuent de réclamer le retour de l'ancienne formule.

Mercredi 13 décembre, le Conseil d'État a donné raisonau gouvernement face à un homme traité avec le médicament controversé Levothyrox, qui avait saisi la justice administrative pour faire reconnaître qu'on l'empêchait de se soigner correctement.
Ce requérant demandait aux juges de forcer le ministère de la Santé à "remettre l'ancienne formule de ce médicament à disposition des malades en ayant besoin".

La formule du Levothyrox, traitement contre l'hypothyroïdie, a été modifiée enmars à la demande des autorités sanitaires françaises pour devenir "plus stable".
Or à partir de juillet et août, des patients ont commencé à signaler des effets secondaires parfois très gênants (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux). Le gouvernement a donc demandé au fabricant, les laboratoires Merck, d'importer temporairement en France l'ancienne formule, appelée Euthyrox, pour les malades supportant le moins la nouvelle.

Le Conseil d'État a estimé que la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait respecté son obligation de donner "le droit de toute personne de recevoir (...) les traitements et les soins les plus appropriés à son état de santé".

Le requérant avait déjà été débouté devant les juges des référés du tribunal administratif de Paris et de la cour administrative d'appel.
Le Conseil d'État a relevé que ce patient n'avait lui-même pas de "difficultés à se procurer" l'Euthyrox "que lui a prescrit son médecin".

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