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Mondial-U20/Bleuets : le jeune gardien de but toulousain est un atout maître des Bleuets

Une maturité exceptionnelle pour ses 18 ans / © maxppp
Une maturité exceptionnelle pour ses 18 ans / © maxppp

Alban Lafont, à 18 ans, a déjà disputé une soixantaine de matches en L1 et les Bleuets comptent sur lui pour la suite du Mondial U20. Si ses douleurs aux genoux le laissent tranquille.

Par MP + AFP

Un cas exceptionnel
"C'est le seul jeune gardien qui joue de manière régulière en L1", se réjouit le sélectionneur Ludovic Batelli. "A son âge, c'est exceptionnel ce qu'il fait".
Quand il a débuté en première division, en novembre 2015, le grand Lafont (1,93 m) n'avait que 16 ans et dix mois, un record de précocité en France, à son poste.
"Tout est allé très vite", reconnaît le jeune homme dans un entretien accordé à l'AFP. "Mais dans le foot, ça va très vite dans les deux sens. Il faut garder les pieds sur terre, toujours avoir en tête une ligne de progression et garder un cap à chaque fois."

Une maturité étonnante
Le visage juvénile mis à part, cet "adolescent" au verbe mesuré paraît dix ans de plus. Aux yeux de ses entraîneurs, sa principale qualité, c'est d'ailleurs, "ce calme, cette sérénité", souligne Batelli, tout heureux d'avoir désormais un "problème de riche" au poste de gardien avec l'arrivée de Lafont, en sus de Paul Bernardoni (Bordeaux) et Quentin Braat (Nantes), sacrés à l'Euro l'été dernier dans la catégorie des U19.

"Je rentre, je dors"
Cette tranquillité, "c'est de nature, j'ai toujours été comme ça. Au début, on peut prendre ça pour de la nonchalance mais ce n'est pas du tout ça. C'est juste que je suis très calme et très posé", explique Lafont, qui confesse aussi un goût pour la vie casanière ("je rentre, je dors") et un caractère timide ("les médias, c'est obligatoire dans la vie d'un joueur de football, mais bon je ne vais pas demander à faire des interviews").

Il peut encore progresser
Après cette ascension éclair, le natif de Ouagadougou, au Burkina Faso - où sa mère est députée - sait pertinemment qu'il a une marge de progression, dans la "régularité", la "concentration" et le "jeu au pied".
A l'image de son club de Toulouse, il a d'ailleurs connu une période moins faste depuis janvier, avec des hauts et des bas, et cette gêne aux genoux récurrente après les matches.

 "Besoin de souffler" 
Chez les Bleuets, il a été ménagé pendant deux des trois rencontres de poules, avec deux poches de glace sur les genoux au lendemain de la victoire contre le Honduras (3-0). "Il va bien, c'est simplement de la prévention", assure Batelli.
"Il a deux tendinites réfractaires au niveau des deux tendons rotuliens. Il va avoir besoin de souffler et de bien se reposer cet été", poursuit-il.
Le sélectionneur reconnaît que son nouveau joueur a connu des performances "plus cycliques" avec son club, en deuxième partie de saison. "Il faut le temps d'assimiler à cet âge-là. Il va peut-être falloir travailler un peu sur l'explosivité, se muscler les cuisses, mais ce sont des choses qui viennent avec le temps. C'est un gardien assez complet qui va très vite au sol", détaille le technicien.

Il attire déjà des convoitises
Son profil est en tout cas susceptible d'attiser les convoitises, pourquoi pas dès cet été... "Je ne sais pas encore, on verra. A vrai dire, je me concentre plus sur la Coupe du Monde. Après je verrai. Il faudra à un moment passer un cap avec ou ailleurs qu'à Toulouse", dit celui qui est sous contrat
jusqu'en 2020 avec le TFC.

Le permis de conduire et le rap
En attendant, il a tout de même quelques préoccupations de son âge. Il vient d'avoir le code et vise l'obtention du permis au retour de Corée. Il a mis le bac "en stand-by pour le moment", car ça faisait beaucoup avec le foot et l'auto-école. Et il écoute du rap français (Naza) et américain (Rich Homie).

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