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Camargue : les agriculteurs misent sur la filière bio pour préserver la biodiversité et le milieu naturel

Camargue - Les agriculteurs développent une production de blé sans résidu de pesticide - juillet 2019 / © France 3 LR
Camargue - Les agriculteurs développent une production de blé sans résidu de pesticide - juillet 2019 / © France 3 LR

L’Occitanie est la première région de France à produire du bio. En Camargue, les agriculteurs vont encore plus loin, ils cultivent du blé sans aucun résidu de pesticide. Bref, du bio plus bio que bio.

Par Camille Nowak

La saison des moissons pointe le bout de son nez en Camargue. Dans certaines exploitations, les agriculteurs se sont lancés le pari de produire du blé bio sans aucun pesticide, depuis une quinzaine d'années.

Pour cela, ils utilisent une technique ancestrale : la rotation culturale. Riz, blé, luzerne : tous les deux ans, ces agriculteurs alternent les plantations pour se passer intégralement de produits chimiques. Une technique également favorisée par le climat camarguais, sec et venteux.

Marc Thomas est agriculteur et président de l’association Biosud, il explique la subtilité de cette production de blé sans résidu de pesticide :
 

En bio, il existe un certain nombre de produits qui sont homologués pour traiter des maladies du blé, nous on s’interdit d’utiliser ces produits.


Cette production plus soucieuse de l’environnement a séduit une marque de pâte qui développe cette année une nouvelle gamme à base de cette farine de blé de Camargue. En partenariat avec les agriculteurs de Biosud, elle lance également une étude de trois ans pour démontrer les impacts de cette culture sur la biodiversité.
 

Selon eux, cette filière permettrait de restaurer la biodiversité mais il faut malgré tout, 10 années de production pour pouvoir l’évaluer. Thomas Galewski est chercheur à l’institut de la Tour du Valat, il est en charge de l’étude :

Ce que l’on veut voir c’est en fonction de tel ou tel mode de gestion comment ça influe positivement ou non sur la biodiversité qu’il y a dans ces parcelles.

Un travail de longue haleine attend donc Thomas Galewski, rendez-vous dans trois ans pour découvrir les résultats de cette étude.

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