CARTE. Le point sur le coronavirus en Occitanie : 90 cas confirmés

© Maxppp / Roland Macri
© Maxppp / Roland Macri

L'Occitanie compte à la date de ce mercredi 11 mars, 90 cas de coronavirus. La contamination continue. 9 départements sont concernés. Le point avec notre carte recensant toutes les personnes touchées. 

Par Sylvain Duchampt/Juliette Meurin/Emmanuelle Gayet

Note aux lecteurs : cet article n'est plus mis à jour. Pour suivre la situation dans notre région cliquez sur le lien ci-dessous : 



Selon le décompte de l'ARS (Agence Régionale de Santé) Occitanie à la date de ce mardi 10 mars, la région compte 90 cas confirmés de coronavirus.

Au total 9 départements sont touchés : 
  • Hérault :               40 cas
  • Aude :                   22 cas
  • Aveyron :              9 cas
  • Gard :                    6 cas
  • Tarn-et-Garonne :  4 cas
  • Tarn :                     3 cas
  • Haute-Garonne :    3 cas 
  • Lot :                       2 cas
  • Gers :                     1 cas
 


L'Occitanie compte depuis ce lundi 9 mars au soir 60 cas confirmés de coronavirus selon l'ARS. L'autorité de santé précise que parmi ces cas comptabilisés depuis le 27 février, une personne est guérie et 2 personnes sont en réanimation.
 

Plusieurs écoles fermées dans l'Aude

Des mesures particulières ont été prises dans l'Aude pour freiner la propagation du virus à Lézignan-Corbières et à Quillan. Des écoles sont fermées. Par précaution une école de Lézignan-Corbières dans l'Aude reste fermée jusqu'au 22 mars. Une enseignante de  l'école Daudet fait en effet partie des personnes touchées par le coronavirus.
A Quillan ce sont tous les établissements scolaires qui sont fermés jusqu'à nouvel ordre.
 
 Lorsqu'une école est fermée pour éviter la propagation du coronavirus, les parents ne pouvant travailler à domicile bénéficient d'un arrêt de travail pour pouvoir garder leur enfant comme l'explique l'ARS sur son compte Twitter.
 

Les premiers cas confirmés en Occitanie

Le premier cas de coronavirus Covid-19 en Occitanie avait été confirmé le 27 février à Montpellier dans l'Hérault. Le lendemain, l'épouse de ce premier patient, âgée de 29 ans était elle aussi hospitalisée à Montpellier ainsi qu'une autre personne âgée de 41 ans ( qui est depuis considéré comme guéri) et qui venait de faire un séjour en Alsace. L'une des régions fortement touchée. Dans le Haut-Rhin la totalité des établissements scolaires sont fermés à partir de lundi 9 mars pour 15 jours.
 


Progressivement le coronavirus a touché 8 autres départements de la région. A chaque fois et par mesure de précaution, les personnes qui ont été en contact plus rapproché avec ces patients, ont été invitées à respecter une période d’isolement à domicile pendant 14 jours.


Plusieurs patients ont séjourné en Egypte


Parmi les cas de coronavirus confirmés dans le département de l'Aude, trois personnes ont effectué récemment un voyage en Egypte.
Il s'agit d'une femme de 55 ans domiciliée dans l'Est du département et d'un couple âgé de 78 et 76 ans habitant dans la haute vallée de l'Aude. Leur état ne nécessite pas d'hospitalisation, elles restent à domicile à l'isolement.


Plusieurs cas de contamination sont liés à des voyages en Egypte. La revue scientifique The Lancet indiquait fin février que l'Egypte ainsi que l'Algérie et l'Afrique du Sud étaient les pays les plus exposés.
 

Une parlementaire contaminée

Une députée de la région a également été détectée positive au Covid-19, Elisabeth Toutut-Picard (LREM), députée de Haute-Garonne l'a annoncé elle même dans un communiqué. L'ARS donne peu de précision sur les cas confirmés de coronavirus afin de repecter le secret médical. Son état n'est pas inquiétant et après une courte hospitalisation, elle est rentrée chez elle mais elle devra rester confinée 14 jours.
 

Salons, concerts, événements sportifs et meetings politiques annulés

Ce dimanche 8 mars au soir, le ministre de la santé a annoncé l'interdiction de tous les rassemblements de plus de 1 000 personnes.

Plusieurs manifestations sportives avaient déjà été annulées ou reportées dans la région pour éviter la propagation du coronavirus.

Le covid 19 a aussi des conséquences sur la campagne électorale. Une candidate aux élections municipales à Toulouse, Nadia Pellefigue, avait décidé vendredi 6 mars d'annuler son meeting par précaution. D'autres candidats ont suivi.
 

Vendredi 6 mars dans la journée avant ce nouveau point de situation, le directeur de l'ARS répondait aux questions de France 3 Occitanie.

France 3 Occitanie : Quelle est la situation en Occitanie ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Nous avons une situation très évolutive. Ce vendredi matin nous avons 20 cas confirmés qui correspondent à 10 regroupements familiaux, dans 6 départements avec une accélération dans les dernières heures. Nous avions principalement jusqu’à présent des regroupements dans l’Hérault et dans le Gard mais l’ouest de la région commence à être concerné avec la Haute-Garonne et le Tarn-et-Garonne, l’Aveyron et le Lot. Nous sommes dans une phase où nous essayons de retarder la propagation du virus avec notamment le système hospitalier qui est en première ligne. Les équipes de l’Agence régionale de santé (ARS) et celle de France Santé font tous les jours des enquêtes épidémiologiques à partir des cas confirmés afin d’identifier tous les contacts de ces patients. Ce sont des informations très importantes pour retarder la propagation.
 
 
France 3 Occitanie : Pourquoi vouloir retarder la propagation ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Nous souhaitons la retarder afin de gagner du temps et préparer le système de santé à la phase épidémique qui va venir. Pour essayer également d’éloigner le plus possible cette phase d’épidémie  de celle de la grippe aujourd’hui en cours. C’est très important d’agir dans ce sens. En phase épidémique nous aurons un rôle très différent en matière de prise en charge de la situation. Avec un rôle très important de la médecine de ville et de la médecine libérale.  80% des personnes touchées présenteront des symptômes sans caractère de gravité. En revanche, entre 15 à 20 % des personnes auront une situation plus difficile, parfois critique. Il faudra réserver le secteur hospitalier pour ces personnes-là.

France 3 Occitanie : Quel est l’état de santé des 20 personnes contaminées en Occitanie ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Elles n’ont pas de caractère de gravité sauf pour une personne qui est dans un service de réanimation. 

France 3 Occitanie : Plusieurs cas arrivent d’un seul coup, comme dans le Tarn-et-Garonne. Comment l’expliquer ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : C’est ce que l’on nomme les regroupements familiaux, c’est-à-dire des gens qui sont dans un groupe. Les premiers cas en Occitanie revenaient pour la plupart d’un séjour en Italie. Désormais nous avons des personnes qui sont passés par l’Oise, qui ont participé au rassemblement religieux en Alsace ou qui sont revenues d’un voyage en Egypte.
 
 Pierre Ricordeau, directeur de l'Agence régionale de santé d'Occitanie / © FTV
Pierre Ricordeau, directeur de l'Agence régionale de santé d'Occitanie / © FTV

France 3 Occitanie : Pour les cas de Béziers ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Ils sont pris en charge. L’enquête épidémiologique est lancée. La personne travaillant à la mairie de Béziers a eu très peu de contacts. Son état de santé est satisfaisant. Nous sommes assez confiants dans la gestion de ce cas. Mais je voudrais insister sur le fait que durant cette période pré-épidémique, chacun à un rôle à jouer pour limiter ou retarder la propagation. Je rappelle les gestes barrières. Utiliser des mouchoirs uniques, se moucher dans le coude, ne pas serrer la main et surtout se laver les mains très régulièrement, toutes les heures. C’est vraiment des gestes très efficaces. C’est pour cela que toutes les personnes d’Occitanie doivent les appliquer.
 


France 3 Occitanie : Des établissements sont particulièrement sensibles comme les EHPAD. Sont-ils prêts ?

Pierre Ricordeau, ARS Occitanie : Nous sommes en contact avec eux. Ils appliquent déjà depuis longtemps les recommandations. Il faut limiter les visites. Il faut notamment penser aux jeunes enfants qui ne sont pas à même de réaliser les « gestes barrières » et limiter leurs venues dans ces établissements. Lorsque nous rentrerons dans une période épidémique les recommandations seront beaucoup plus strictes pour accéder aux établissements. Il est clair que les personnes vulnérables, c’est-à-dire celle dans les EHPAD, les femmes enceintes ou celles immuno-déprimées, doivent essayer de limiter les contacts ou de façon le plus sécurisé possible.
 

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