Champignons : attention aux risques d'intoxication !

Au moindre doute, ne ramassez pas le champignon. / © MaxPPP
Au moindre doute, ne ramassez pas le champignon. / © MaxPPP

Une femme de 49 ans est morte dans les Deux-Sèvres et deux personnes sont dans un état grave après avoir mangé un champignon vénéneux. En Occitanie, la cueillette des champignons bat son plein. L'Agence Régionale de Santé renouvelle des mises en garde. 

Par J.V

Il y a quelques jours, une femme de 49 ans est morte dans les Deux-Sèvres et deux personnes ont été hospitalisées dans un état grave, victimes d'une intoxication après avoir mangé des champignons vénéneux, vraisemblablement des amanites phalloïdes.

Chaque automne, des ramasseurs de champignons sont victimes d'intoxication qui peuvent être mortelles. Selon le ministère des solidarités et de la santé, la moyenne annuelle observée est d’une vingtaine de cas graves.Toutes les régions françaises sont concernées. 

Risque mortel

Une banale randonnée en forêt peut se terminer en drame. Les conséquences d'une ingestion de champignons vénéneux peuvent être mortelles. Dans la plupart des cas, il s'agit d'un ''syndrome phalloïdien'', caractérisé par des signes digestifs (vomissements, diarrhées, vertiges...) survenant en moyenne 10h à 12h après la consommation et entrainant une atteinte hépatique mortelle en l’absence de traitement.

Ce syndrome peut être causé par des amanites (amanite phalloïde, amanite vireuse…), des petites lépiotes ou des galères . Dans certains cas d'intoxication, une greffe hépatique est nécessaire.

Les bons gestes à avoir

L'Agence Régionale de Santé rappelle les bons reflexes. Au moindre doute, ne ramassez que les champignons que vous connaissez parfaitement, certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles.

Les conseils d'un pharmacien

Au moindre doute sur l’état ou l’identification de l’un des champignons récoltés, ne consommez pas la récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière (les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés).

En cas de symptômes, il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.

Appelez immédiatement le ''15 ''ou le Centre Antipoison et de Toxicovigilance d'Occitanie (CAPTV) en mentionnant cette consommation.
 

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