Coronavirus : comment les hôpitaux adaptent leurs moyens face à l'épidémie

Photo d'illustration / © MAXPPP
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Une enquête épidémiologique de l'Inserm permet aux hôpitaux de vérifier s'ils possèdent la quantité nécessaire de lits de réanimation. Selon ces hypothèses, l'Occitanie devrait pouvoir faire face au Covid-19. La région ne sera pas épargnée mais sera probablement moins touchée que d'autres.

Par Juliette Meurin

Selon une étude, la région Occitanie devrait pouvoir faire face à l'épidémie de coronavirus.
Cette enquête de l'Inserm publiée le 16 mars 2020 doit permettre aux différentes régions de France de vérifier leur capacité de soins, en particulier le nombre de lits de réanimation pour faire face au covid-19.

L'objectif est donc d'estimer le nombre de personnes qui seront atteintes et celle qui nécessiteront une hospitalisation.
 

Trois hypothèses étudiées

Trois hypothèses (basse, moyenne et haute) ont été formulées pour calculer le nombre de personnes touchées par le coronavirus : 
  • une personne infectée contamine 1,5 personnes.
  • une personne infectée contamine 2,25 personnes.
  • une personne infectée contamine 3 personnes.
Les résultats de cette enquête montrent que l'Occitanie pourrait être moins touchée que les régions comme le Grand Est ou les Hauts de France.

Selon l'hypothèse moyenne, 2 112 personnes seraient infectées dans la région et parmi elles 468 cas sévères.
Une région comme le Grand Est atteindrait 3571 cas sévères.
 

Une capacité de places en réanimation à priori suffisante en Occitanie

Pour l'Occitanie, cette étude montre que la capacité de places en réanimation (474) serait suffisante.

Le CHU de Toulouse a fait le point sur la situation vendredi 20 mars. Le directeur général a notamment précisé que l'hôpital pouvait compter sur 195 lits de réanimation avec respirateur et pourrait passer à 300 lits si nécessaire.

 En revanche des régions comme la Corse et le Grand Est pourraient être rapidement dépassées par l'épidémie.

"Il faut cependant rester prudent sur ce type d'étude", nous précise le professeur Pierre Delobel, chef de service des maladies infectieuses au CHU de Toulouse, "car ce ne sont que des modélisations, qui peuvent être faussées par de nombreux paramètres non pris en compte. La réalité peut donc être très différente. Les capacités de lits de réanimation par région dans cet article ne tiennent pas compte des capacités renforcées mises en place actuellement."
 

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