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Hérault : le wwoofing, une pratique qui cartonne en Occitanie !

Hérault : Aleccia, une Américaine de 50 ans, se lance pour la première fois dans le wwoofing à Lansargues. / © F3 LR/FTV
Hérault : Aleccia, une Américaine de 50 ans, se lance pour la première fois dans le wwoofing à Lansargues. / © F3 LR/FTV

La région Occitanie abrite un quart des fermes biologiques intégrées au réseau wwoofing. C'est le cas notamment de la ferme, "l'Enclos de la Croix" située à Lansargues. Cette pratique permet de voyager à moindre coût : elle garantit le gîte et le couvert en échange de quelques heures de travail.

Par Camille Nowak

Ce mode de vacances écologiques et économiques est né dans les fermes anglaises dans les années 70 avec les premiers mouvements écologiques. Il vient, à l’origine de l’acronyme : Working Weekends on Organic Farms qui signifie, week-end de travail dans des fermes biologiques.
Quelques années plus tard, il a évolué vers «travailleurs volontaires dans des fermes biologiques». Aujourd’hui, on parle «d’opportunités dans des fermes biologiques du monde entier».

La pratique consiste à bénéficier du gîte et du couvert pendant ses vacances, en échange de quelques heures de travail par jour. Une astuce qui permet donc de débourser 0€ pendant ses vacances, très répandue en Occitanie. La région abrite 465 fermes adhérentes à ce concept sur les 1.700 totales en France.
 


Est-ce du travail dissimulé ?


Si certains peuvent voir cette pratique comme du travail dissimulé, en réalité cela est tout autre. En effet, le woofer n’a aucune obligation de travail dans la mesure où il n’a aucun lien de subordination avec son hôte. Il n’est par conséquent pas salarié de l’entreprise. Une vingtaine d’heures de travail sont conseillées mais il n’est pas obligé de les réaliser.

Il existe un réseau associatif qui met en relation les fermiers et les woofers. En adhérant, les fermes s’engagent à accueillir les woofers dans de bonnes conditions avec un logement propre et des repas suffisants. L’hôte doit également s’engager à souscrire une assurance. En tant qu’exploitant agricole, il bénéficie d’une clause spéciale qui couvre les volontaires et les woofers.

L’autre sécurité de ce réseau est qu’après leur passage, les woofers peuvent laisser des avis sur la ferme qui sont disponibles en ligne.

Cette pratique est aujourd’hui en pleine expansion. Certains sites s’inscrivent dans cette démarche mais vont encore plus loin.
En France, on trouve le site Help X ou encore Workaway. Ils proposent notamment de filer un coup de main dans un gîte ou pour l’organisation d’un festival.
 

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